Le budget global de la Fondation EURO 2000 s'est finalement chiffré à quelque 60,9 millions d'euro (2,42 milliards de francs). Il a été couvert en majorité par la vente des tickets à hauteur de 37 millions d'euro (1,49 milliard), les droits commerciaux et de télévision reversés par l'UEFA intervenant pour 21 millions d'euro (847 milions) et d'autres postes pour 2,9 millions d'euro (117 millions). Les profits de 734 millions de francs sont venus respectivement de la vente des tickets pour 6,8 millions d'euro (274 millions de francs), les forfaits "hospitality" (tickets aux entreprises) avec 4,5 millions d'euro (181 millions de francs) et un cours de change favorable de 1 millions d'Euro (40 millions de francs). Une gestion méticuleuse a également permis de conserver quelque 5,9 millions d'euros (238 millions de francs) en surplus du budget initial sensés couvrir d'éventuels imprévus. Comme l'a souligné Jeu Sprengers, le président de la Fédération néerlandaise de football (KNVB), l'objectif premier de la Fondation était d'arriver coûte que coûte à un budget équilibré. Il avait raison donc de se réjouir mardi lors de cet ultime rendez-vous consacré à l'Euro 2000, fixé symboliquement à Wernhout, à quelques centaines de mètres de la frontière belgo-néerlandaise. "Pour la première fois, un Euro de football a présenté un solde positif" pouvait se réjouir Alain Courtois, le directeur d'EURO 2000. Sur le plan des retombées économiques pour les deux pays, il a rappelé qu'une étude officielle aux Pays-Bas avait annoncé un bénéfice de quelque 5 milliards de francs. Aucun travail comparable n'a été publié à ce jour pour la Belgique. Une étude se rapportant à Bruxelles, effectuée par l'Université libre de Bruxelles (ULB) a fait état de profits de l'ordre 600 millions, "sans tenir compte de la TVA, des transports et de la présence des journalistes" a précisé Alain Courtois. "Les retombées pour notre pays se comptent en milliards au plan financier. Elles ont largement couvert les dépenses publiques. Et je ne compte pas le chiffre incalculable en terme d'amélioration de l'image de notre pays dans le monde." Michel D'Hooghe, président de l'Union belge, a insisté au niveau des grands bénéfices sur l'amélioration des infrastructures footbalistiques dont la Belgique peut désormais bénéficier. Sur le plan des grandes réussites de l'organisation, la vente des tickets figure en première place. Avec 95% de taux d'occupation de places, vendues pour 40 % d'entre elles via internet (une grande première à cette échelle), très peu de faux billets et une réussite totale dans la lutte contre le marché noir, l'EURO 2000 a évité les écueils rencontrés lors de l'EURO 96 et du Mondial 98. La Fondation a également souligné combien le travail de tous fut déterminant en particulier celui des 4000 volontaires, qui auront fait preuve d'un bel esprit d'équipe. Avec une audience cumulée de 7 milliards de téléspectateurs (225 millions par rencontre), les prévisions ont été dépassées. La demi-finale France-Portugal à Bruxelles a été davantage suivie que la finale du Mondial98, précisa même Alain Courtois. Il ne manqua pas de signaler aussi quelques échecs: la signalisation aux abords des stades, les centres de presse trop petits, et bien sûr les incidents qui ont opposé des spectateurs en marge des rencontres. (BELGA)