Au lendemain de la deuxième défaite de rang subie face au Cercle de Bruges samedi dernier, Dominique D'Onofrio affirma qu'il allait opérer plusieurs changements. «Il y en aura trois, avertit-il. Nous devons trouver un meilleur équilibre et nous avons besoin d'une certaine fraîcheur psychique et mentale. La vitesse en zone offensive nous a aussi fait défaut. Depuis trois jours, les grandes lignes de mon équipe étaient déjà tracées.»

L'entraîneur liégeois compte introduire Gonzalo Sorondo dans l'axe d'une défense où Fabian Carini, l'autre Uruguayen du Standard, a souvent été mis en difficulté. Et comme les deux Sud-Américains se connaissent, la communication et la bonne compréhension entre les deux hommes devraient rejaillir sur le comportement défensif de l'équipe. «Je connais Fabian Carini depuis très longtemps, avoue-t-il. Je sais qu'il traverse actuellement des moments plus difficiles. Mais je sais qu'il possède les qualités nécessaires pour se sortir de cette situation.»

Car, comme le disait judicieusement Christian Piot, les défenseurs liégeois ont eu tendance à abuser des qualités de Fabian Carini pour se débarrasser d'un ballon trop dérangeant. Avec Gonzalo Sorondo devant lui, Fabian Carini pourrait retrouver l'assurance qui avait fait de lui un des gardiens les plus prometteurs lorsqu'il se lia à la Juventus Turin... alors que Gonzalo Sorondo signait à l'Inter Milan. «Pour certains, j'effectue un pas en arrière, remarque l'ancien Interiste. C'est faux. Certes, le jeu est plus rapide et la pression plus terrible en Italie. Mais l'encadrement pour ceux qui doivent s'améliorer dans le Calcio est déficient. Le Standard m'offre l'opportunité de jouer. Une opportunité que l'Inter ne m'offrait plus puisque je n'ai jamais été aligné la saison dernière dans l'équipe de base.»

Les rares apparitions de Gonzalo Sorondo l'an dernier se limitèrent donc à ses prestations avec la sélection uruguayenne. «Celle-ci voit d'ailleurs d'un très bon oeil mon arrivée au Standard, avoue celui qui aura 24 ans le 9 octobre. Pour conserver ma place en équipe nationale, je me devais de jouer. Dans ce contexte, j'ai rapidement été séduit par le discours de la direction liégeoise. La présence de Fabian Carini n'a pas guidé mon choix. J'aurais de toute manière choisi le Standard. Attention, je n'ai reçu aucune garantie.»

© Les Sports 2003