Divers éléments poussaient à affirmer que Trond Sollied s'était lié à l'Olympiakos Le Pirée. L'annonce faite par le club grec aurait-elle été prématurée? C'est du moins ce que Maître Laurent Denis, l'avocat de l'entraîneur norvégien, affirme haut et fort: «Je viens de terminer une conversation téléphonique avec mon client, qui se trouve actuellement en vacances en Crête, où il prolonge son séjour de quelques jours. Il se trouve actuellement face à plusieurs opportunités tant à l'extérieur qu'à l'intérieur du pays. Mon client m'a fait savoir qu'il n'avait pris aucune décision ni même aucun accord de principe avec qui que ce soit. Il est en train d'examiner sa situation professionnelle et son avenir et a décidé de s'offrir un délai de réflexion supplémentaire...»

Mais l'entraîneur norvégien s'est épanché dans deux cassettes vidéo, dans lesquelles il expliquait ses motivations à quitter le Club Brugeois pour rallier l'Olympiakos et Stuttgart. «Ces cassettes appartiennent à sa vie privée et il est normal qu'il puisse affirmer que l'Olympiakos pourrait l'intéresser », poursuit son avocat.

Direction... le Standard?

L'entraîneur norvégien a, depuis la Crête, confirmé les propos de son avocat: «J'ai tourné ces images pour une chaîne de télévision, Best Movie. Je tenais, dans ces films, le rôle principal avec quelques joueurs. Je ne m'attendais pas à ce qu'elles soient diffusés comme cela.»

Si la piste de Stuttgart s'est rapidement éteinte avec l'annonce de l'engagement de Giovanni Trapattoni, hier, en fin de matinée, celle qui mène le Norvégien à l'Olympiakos reste donc la plus plausible, et cela même si certains le voyaient bien poursuivre sa carrière à Sclessin. Mais du côté du Standard, on affirme haut et fort qu'il est hors de question de négocier avec un coach sous contrat dans un autre club.

Les Liégeois se seraient donc intéressés au Norvégien au cas où ceux-ci n'avaient pas été dans l'obligation de délier les cordons de leur bourse pour débourser les 400000 € d'indemnité prévus par Bruges en cas de rupture de son contrat. «Pourrait-on en vouloir au Standard de s'intéresser à un entraîneur de qualité comme Trond Sollied ?, interroge Maître Laurent Denis. Certainement pas!»

Donc, jusqu'à nouvel ordre, le Norvégien est, en effet, toujours lié par un contrat d'un an au Club de Bruges, mais tout porte désormais à croire qu'il ne l'honorera pas jusqu'à son terme tant les récents événements risquent de laisser de lourdes traces. «Je n'ai encore rien signé nulle part, poursuit Trond Sollied. J'ai effectivement discuté avec le président de l'Olympiakos pendant trois heures et demie jeudi et avec les dirigeants de Stuttgart vendredi dernier. Sans plus. J'ai d'ailleurs contacté mes dirigeants brugeois ce matin afin de leur expliquer la situation embarrassante dans laquelle je me trouvais suite à la diffusion des cassettes vidéo. Mais je ne leur ai rien dit d'autre car il n'y a aucune raison de le faire. Je le ferai quand il y aura quelque chose de concret. Et ce n'est toujours pas le cas actuellement...»

© Les Sports 2005