Petit tour d'horizon chez nos confrères et nos voisins.

Notre confrère de la DH, Benoît Delhauteur, décrypte le cas Lukaku: "Romelu Lukaku est passé à côté de son match, tout comme Kevin De Bruyne. Dans les prochains jours, on va entendre de nombreuses explications à ces deux prestations manquées. Marc Wilmots va, lui aussi, se poser la question et il devra vite trouver des réponses. Comment rebooster ces deux joueurs ? Pour Kevin De Bruyne, le problème semble avant tout physique. Pour Romelu Lukaku, il y a des raisons tactiques, mais le souci principal est clairement une question de confiance. Quand on connaît son histoire en équipe nationale, on se dit que ce ne sera pas simple pour Marc Wilmots de trouver les bons mots pour redonner confiance à Romelu Lukaku."

Dans les colonnes de Sudpresse, Frédéric Larsimont pointe du doigt plusieurs Diables dont Kevin De Bruyne: "Le crack de Manchester City s’est révélé être au niveau de ce qu’il a montré ces dernières semaines en préparation (hormis une frappe venue de nulle part en Suisse), c’est-à-dire transparent. Si son coach ne s’est pas résolu à lui faire subir ce que Deschamps a réservé comme traitement à Pogba ou à Griezmann face à la Roumanie, c’est uniquement pour ne pas risquer de le voir s’enfoncer un peu plus dans la mauvaise humeur et le visage contrit qu’il affiche depuis le rassemblement de la fin mai."

Sur les ondes de RMC, Jérôme Rothen n'est pas tendre avec Marc Wilmots: "Quand tu as trois défenseurs centraux, comment peux-tu commencer le match avec Lukaku et Fellaini qui va jouer très haut ? Car à l'arrivée, ce n'était pas 3 milieux de terrain avec 1 sentinelle et 2 plus haut, c'était 2 milieux défensifs Witsel et Nainggolan qui ont d'ailleurs été les plus dangereux, et Fellaini aligné comme un 2ème attaquant. Avec une telle disposition, les Italiens se sont régalés. A la mi-temps, Wilmots peut s'adapter mais non, il ne change rien. C'est une imposture."

Toujours sur Radio Monte-Carlo, Florent Gautreau ne comprend pas certains choix de l'entraîneur fédéral: "Dembélé, il est resté sur le banc. A mon avis, il était meilleur que certains titulaires. Mertens, il fait bien comprendre quand il monte au jeu qu'il fallait l'aligner d'entrée. C'est le seul qui a créé du danger. Devant, Lukaku ça ne marche pas. Et puis Origi, c'est lui qui plante le match. Wilmots a clairement été en panique en fin de rencontre. Il a balancé toutes ses cartouches offensives. Ça ne va pas !"

Daniel Riolo surenchérit: "Le problème de cette équipe, c'est qu'elle a des joueurs qui, dans leur club, sont plutôt importants. On va dire une addition d'individualités. En équipe nationale, on ne peut pas vraiment parler de collectif. Et dans cette succession d'individualités, certains sont peut-être surestimés. Et il va falloir un jour se poser la question sur Eden Hazard. Il a énormément de talent mais il ne progresse pas vraiment."

Ce dernier est d'ailleurs dans le viseur de France Football ce mardi: "Devant une Italie qui a gagné la bataille tactique, le Belge n’a jamais été en mesure de changer le cours du match. Alors bien sûr, il n’a pas été le seul à chavirer, loin de là. C’est tout le secteur offensif des hommes de Wilmots qui a fait faillite. Mais on a envie d’insister sur Hazard, qui avec son talent fou doit arriver à passer un palier dans ce genre de rencontres de très haut niveau. Le tout, au coeur d'un Euro où son pays est censé être l'un des favoris."

En Italie, le Corriere dello sport salue la prestation de la Squadra: "L'expérience de nos anciens combattants n'a rien à envier avec la génération talentueuse des jeunes phénomènes Belges."

Idem pour l'Equipe: "La défense de l’équipe d’Italie s’est la plupart du temps montrée intraitable, parfaitement coordonnée. Mais comment cela aurait-il pu en être autrement ? En effet, elle n’était composée que de joueurs de la Juventus Turin, ses trois axiaux au moins, et son gardien Buffon. S’ils n’évoluent pas toujours ensemble en club, notamment quand Massimiliano Allegri privilégie une arrière-garde à quatre, ils apparaissent parfaitement complémentaires, avec un excellent Bonucci au milieu des deux autres. Ce fut, lundi soir, le patron de la Nazionale."

Les Néerlandais ne sont pas non plus en reste. Sur NOS, Rafael Van der Vaart a analysé la prestation des Diables: "Les Belges ont fait dans leur pantalon. De Bruyne ? Il avait l'air effrayé ! Je pense qu'il a souffert de la pression alors qu'il est censé être le meilleur joueur de la terre."

Enfin, SoFoot a dézingué quelques Diables dans son traditionnel bulletin de notes. Et à ce petit jeu, c'est Marouane Fellaini qui en prend pour son grade avec une note de 2/10: "Le milieu de Manchester United s’est pris pour Valderrama. Problème, Fellaini n’a ni le talent ni l’intelligence de jeu pour occuper le poste de numéro 10 derrière un attaquant. Ta copine avait raison, la taille, ce n’est vraiment pas le plus important."