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Le club argentin de River Plate a remporté pour la quatrième fois de son histoire la Copa Libertadores de football, l'équivalent sud-américain de la Ligue des champions, à la suite de sa victoire 3-1 après prolongation sur son voisin et grand rival de Boca Juniors en finale retour dimanche soir au stade Santiago Bernabeu de Madrid, en Espagne.

A la 109e minute, alors que le score était de 1-1, Quintero a offert aux spectateurs présents dans le stade un bijou qui a fini sa course en lucarne.


Les deux clubs rivaux de Buenos Aires s'étaient quittés dos à dos 2-2 au match aller, disputé à la Bombonera, le stade de Boca Juniors.

Dimanche, Dario Benedetto a ouvert le score pour Boca après 43 minutes de jeu, mais Lucas Pratto a égalisé à la 68e, décrochant la prolongation. La règle des buts à l'extérieur n'est en effet pas en application dans cette finale.

Boca se retrouvait réduit au début de la prolongation, Wilmar Barrios recevant un second carton jaune pour une semelle sur Palacios.

River profitait de sa supériorité numérique et plantait un second but par Juan Fernando Quintero à la 109e minute, synonyme de sacre. Martinez fixait le score à 3-1 en toute fin de prolongation.

C'est la quatrième Copa Libertadores remportée par River Plate, tandis que Boca Juniors reste bloqué à six titres, à une victoire du record de sept titres d'Independiente, un autre club argentin.

Le match retour devait se dérouler le 24 novembre au stade Monumental de Buenos Aires, l'antre de River Plate. Mais la rencontre n'avait pu avoir lieu pour cause de débordements violents.

Ce jour-là, le caillassage de l'autocar transportant l'équipe de Boca avait fait deux blessés parmi les joueurs. La Confédération sud-américaine (Conmebol) avait dû reporter la rencontre, puis a décidé de la délocaliser sur terrain neutre à Madrid, en dépit de l'opposition des deux clubs: River qui réclamait de pouvoir jouer à domicile, et Boca qui a exigé, en vain, une victoire sur tapis vert et saisi vendredi le Tribunal arbitral du sport (TAS). Ce dernier a rejeté samedi, à la veille du match retour, la demande de suspension de Boca.

Le "Superclásico" s'est finalement tenu sur la pelouse du Real Madrid, à 10.000 km de Buenos Aires, alors que quelque 4000 policiers et agents privés étaient déployés dans la capitale espagnole.