Décidément, Vincent Kompany n'aura jamais la paix. Hier, c'est la «Gazzetta dello Sport», le journal sportif italien le plus prestigieux, qui l'a mis sur la première page de son quotidien: Roberto Mancini veut absolument Vincent Kompany. L'entraîneur de l'Inter a été charmé par l'éblouissant match de Vincent face aux Italiens en Ligue des Champions, et voudrait obtenir une option en janvier pour acheter Kompany en fin de saison pour... 15 millions d'euros.

Anderlecht a fixé le prix de Kompany à 20 millions et maintient que l'Inter ne pourra pas bénéficier de traitement de luxe, puisque le partenariat entre les deux clubs a été rompu suite au transfert raté d'Eliakwu, un jeune joueur nigérian. Au Sporting, on ne s'excite pas tant qu'aucune offre concrète ne sera faite. La saison passée, tous les grands clubs européens (Manchester, Chelsea, le Bayern, Ajax, l'AC Milan) se sont informés, mais personne n'a fait d'offre énorme.

Demain, l'Inter enverra un scout à Santander pour Kompany. Hier, Vince a dû répondre pour l'énième fois qu'il ne s'affolait pas. «Ecoutez, c'est une énorme reconnaissance pour moi de me retrouver sur la première page de la Gazzetta, mais honnêtement: je n'y accorde pas tellement d'importance», a-t-il dit aux journalistes belges après le dernier entraînement des Diables Rouges en Belgique. «Non, je ne l'ai pas lu moi-même, je ne connais pas la langue italienne. (Rires) Et pendant un séjour en équipe nationale, on est tellement enfermé qu'on n'est pas au courant de ce qui se passe en dehors.»

Un être humain normal serait influencé par une info pareille, pas Kompany. «Je prépare mon match comme chaque autre rencontre. La saison passée, j'avais déjà vécu ceci. Un article en plus ou en moins ne fera pas la différence. Je suis fier, mais je ne me précipite pas. Je ne jouerai pas autrement en sachant qu'il y a des gens de l'Inter dans les tribunes. D'ailleurs, je me demande pourquoi ils viennent me voir jouer. Anderlecht est quand même dans la même poule que l'Inter?»

Eric Deflandre, de son côté, pourrait passer une soirée bien difficile, derrière un joueur à vocation offensive comme Buffel. «Je ne me tracasse pas, il peut même rentrer dans le jeu, dit Deflandre. Cela me donnerait la possibilité de sortir offensivement. On s'adaptera, vous verrez. Ce qui pourrait causer plus de problèmes à Deflandre, c'est le talent de son opposant direct. «C'est Reyes, hein? Je le sais, ce n'est pas un cadeau. Mais j'en ai déjà connu d'autres. Le meilleur? Je crois que c'est Overmars, mais dans un bon jour, je peux me débrouiller face à eux.»

© Les Sports 2004