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Football

L'Italie ne fait plus peur à l'Europe du foot

Publié le - Mis à jour le

Le Milan AC, après l'Inter Milan, la Juventus Turin et la Lazio Rome, a été sorti à son tour de la grande scène de la Ligue des Champions de football, à la suite de son match nul (1-1) face au Deportivo La Corogne, mardi soir à San Siro.

Après les éliminations en Coupe de l'UEFA de l'AS Rome, Parme, Udinese et l'Inter Milan, repêché de la Ligue des Champions, le Calcio a subi ainsi un véritable camouflet, une humiliation qu'il n'avait pas connue depuis vingt ans.

ARMEE VIEILLISSANTE

Le Milan AC, dernier rescapé jusqu'à mardi soir, n'a pas échappé à la règle générale. La grande armée milanaise vieillissante, a tout loupé cette saison, Championnat, Coupe d'Italie, Ligue des Champions.

Il ne lui reste plus qu'une hypothétique quatrième place, passeport pour le tour préliminaire de la Ligue des Champions en 2002, pour tenter de sauver son honneur bafoué.

L'entraîneur Alberto Zaccheroni, dont le poste est certes le plus exposé de tous, en désaccord permanent avec son président Silvio Berlusconi, a payé une addition plutôt salée avec un limogeage d'ailleurs dans l'air depuis plusieurs semaines.

Dès la fin de la rencontre, le président du club, Silvio Berlusconi, avait annoncé qu'il allait «reprendre les choses en mains» en regrettant d'avoir «trop délégué».

DEROUTE HISTORIQUE

Il faut remonter à la saison 1981-82 pour trouver trace d'une telle déroute du football italien, qui faisait trembler l'Europe dans les années 90, mais qui, désormais, ne fait plus peur.

Cette année-là, l'Italie n'avait toutefois que quatre équipes en lice, Juventus en Coupe des Champions, AS Rome en Coupe des Coupes, Inter et Naples en UEFA.

Toutes avaient connu les affres de l'élimination d'entrée de jeu, seul l'Inter ayant fait illusion en accédant aux seizièmes de finale où il avait capitulé devant le Rapid Vienne.

UN MOUVEMENT EN CRISE

Si l'on ajoute la tenue d'ensemble bien moyenne de la Squadra Azzurra récemment dominée dans tous les compartiments du jeu par l'Argentine (2-1), lors d'un match amical le 28 février à Rome, c'est donc tout le mouvement du football national qui est aujourd'hui en crise.

En fait, le Calcio est peut-être finalement victime de sa propre richesse. Les dirigeants des grands clubs profitent en effet de leurs impressionnantes possibilités économiques pour effectuer un pillage de joueurs étrangers, en Europe et sur le continent sud-américain, au détriment des meilleurs espoirs nationaux laissés sur la touche.

Cette politique n'est pas forcément payante, car les équipes truffées de joueurs pas toujours complémentaires ont des difficultés à trouver le meilleur équilibre.

Les problèmes de la violence et du racisme toujours bien présents, les affaires de faux-passeports et les scandales du dopage minent également un Calcio qui a cependant souvent démontré sa grande capacité à rebondir.

(AFP)

© La Libre Belgique 2001

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