L’intensité est énorme avant cette rencontre décisive pour les deux équipes. Il faudra, en effet, s'imposer ce soir pour entretenir un espoir de qualification pour les quarts de finale tout en espérant que la Roumanie ne batte pas les Pays-Bas à Berne.

Raymond Domenech, a choisi d'apporter du changement dans son onze de départ. Trois joueurs décriés après la large défaite concédée face au Pays-Bas font les frais de ces changements. Sagnol, Malouda et l'habituel capitaine Lilian Thuram prennent donc place sur le banc de touche, et sont remplacés par Clerc, Abidal et Benzema. Roberto Donadoni aligne d'entrée le fantasque attaquant de la Sampdoria de Gênes, Antonio Cassano aux côtés de Luca Toni.

Première grosse occasion à l’avantage des Italiens, le ballon est mal négocié de la tête par Gallas et Toni en profite pour se présenter seul devant Coupet. La frappe de l'attaquant du Bayern passe à côté du cadre.

Coup dur pour la France, Ribery reste au sol après un contact avec Zambrotta. Le meilleur joueur français doit quitter définitivement le terrain. Nasri le remplace… Les Bleus sont légèrement déstabilisés après la sortie de Ribery. Les Italiens prennent l'ascendant. Les Français tentent de réagir mais à l’approche du grand rectangle, c’est le néant…

A l’approche de la demi-heure, un penalty est sifflé en faveur de l'Italie suite à une faute de Abidal sur Toni. L’arbitre Michel sort également le carton rouge car Abidal était en le dernier défenseur. Pirlo transforme imparablement ce penalty en tirant dans la lucarne. Domenech n’hésite pas une seconde et décide de sortir le pauvre Nasri, qui n’aura joué que 10 minutes, pour faire rentrer Boumsong.

La France ne s’en sort pas en infériorité numérique. Pirlo trouve Toni dans le dos de la défense française. Heureusement pour les Bleus, l'attaquant italien manque encore de réalisme devant Coupet et envoie son ballon loin de la cage du portier tricolore. Les occasions se multiplient et les Français auraient pu facilement être menés 2ou 3 à zéro.

Les Français rééquilibrent les débats et tentent de se créer des occasions, Henry et Benzéma n’inquiètent toutefois pas Buffon. On approche de la mi-temps, Grosso tente sa chance sur coup franc. Sa frappe enveloppée du gauche trouve le poteau de Coupet.

Les Français peuvent s’estimer heureux avec ce score de 1-0 mais vont-ils trouver une solution en infériorité numérique ? Ce serait un véritable exploit !

Un match sans retour pour les Français...

En seconde période, les Italiens profitent de leur supériorité numérique pour investir le camp français. Les hommes de Donadoni espèrent se rassurer en doublant la mise pour tuer le suspense.

Les Français se créent tout de même une belle opportunité. Toulalan déborde sur la droite et centre vers Henry. Le ballon est renvoyé dans l'axe par la défense italienne. Benzema tente sa chance de volée mais sa frappe passe au-dessus de la transversale de Buffon. Les Français n’abandonnent pas et tentent l’impossible malheureusement pour les Bleus, les essais de Henry et de Benzema sont inefficaces.

Après avoir laissé passer l’orage, les Italiens commencent à présent à contrôler la partie. A la 62e, le coup de grâce est probablement donné ! Sur un coup franc, plein axe, De Rossi frappe en force et voit son ballon dévié par Henry. Coupet est pris à contre-pied.

Le match devient de plus en plus rugueux et l’arbitre Michel doit calmer le jeu pour éviter une escalade de fautes… Il reste 15 minutes à jouer, Buffon réalise une nouvelle prouesse en arrêtant un superbe tir enroulé de Benzema. Le ballon prenait clairement la lucarne italienne.

Les Français semblent maudits dans cette partir car rien ne leur réussit. La seule question sans réponse est de savoir si les Français vont sauver l’honneur… Les Italiens gèrent assez facilement la fin de partie.

Les Français semblent résignés et l’Italie se rassure dans cette rencontre. Les Bleus sont arrivés au terme d’une génération. Raymond Domenech va-t-il survivre à cet échec ? L’Italie a enfin commencé son tournoi et est prête pour affronter l’Espagne en quart.