Laszlo Bölöni et Steven Defour ne sont pas dupes. Le six sur six contre Courtrai et à Charleroi n’a pas guéri tous les maux du Standard. Pas plus que le retour des blessés ou les arrivées de renforts. "La guérison est plus difficile que prévu", a lancé l’entraîneur Laszlo Bölöni, après la défaite à Genk. "Avec cette mentalité-là, on peut craindre le pire", ajoutait, furieux, le capitaine, Steven Defour, bien décidé à remettre certains coéquipiers ("qui n’ont pas la tête au Standard") à leur place.

Les deux meneurs du bateau rouche savent que la lutte pour décrocher les playoffs 1 sera serrée. En restant bloqués à 35 points, les Liégeois ont rétrogradé à la 6e place ce week-end, ex aequo avec Saint-Trond (5e grâce au nombre de victoires). Mais la nuance est importante, les Standardmen comptent un match de plus que Zulte-Waregem (4e avec 37 points) et que Courtrai (7e avec 34 points), qui peut virtuellement dépasser le Standard et l’éjecter du "Top 6".

Les Rouches doivent aussi se méfier de Genk. Les Limbourgeois, nettement supérieurs dimanche, sont à six longueurs, mais comptent deux matches de moins. Ils peuvent revenir à égalité en cas de double succès.

Inquiétant pour le Standard ? Certainement. Les hommes de Laszlo Bölöni n’ont plus le droit à l’erreur. Or leur calendrier n’est pas facile, que du contraire. Après la venue à Sclessin de Westerlo (dimanche, 18h), les champions de Belgique iront au Club Bruges (le 21 février) puis à Zulte-Waregem (le 6 mars) et finiront la première phase du championnat en accueillant La Gantoise (le 14 mars). Au premier tour, le bilan de ces quatre matches n’était que de 4 sur 12 pour les Rouches, mais en jouant contre des concurrents directs, ils ont un beau coup à jouer.

D’autant que les équipes ex aequo ou virtuellement ex aequo ou devant le Standard doivent aussi encore se rencontrer.