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Football

L’occasion fera le larron

Benoît Delhauteur

Publié le - Mis à jour le

C’est parti. Les demoiselles ne sont pas les seules à se ruer sur les bonnes affaires depuis hier : pour les clubs de football, le mercato a officiellement débuté. Le souci c’est que la crise a laissé des traces. Les clubs à la recherche de la perle rare sont donc obligés de se montrer créatifs et prudents. Le mercato voit ainsi naître certaines nouvelles tendances

1Les vieilles connaissances. Aucun club belge ne peut encore se permettre de mettre quatre millions pour un joueur dont il ne sait pas s’il pourra ou non s’adapter Le "recyclage" est dès lors devenu très à la mode. La formule est simple : on garde un œil attentif sur les bons joueurs de D1 partis à l’étranger. Et on attend qu’ils se plantent pour les rapatrier.

L’illustration la plus marquante de ce type de transfert est bien évidemment Jelle Van Damme. Malin, le Standard a ainsi pu acheter, pour un montant raisonnable, un joueur qu’Anderlecht n’aurait jamais accepté de lui vendre directement.

D’autres vieilles connaissances vont signer leur retour sur les pelouses de notre royaume : c’est le cas d’Anthony Vanden Borre ou de Milos Maric. Perdu en D2 allemande, l’ex-Gantois était jadis convoité par tous les grands clubs belges. Il se retrouve au Lierse.

2L’exotisme. Le Brésil et l’Argentine sont devenus très chers. Tout comme certains pays africains. La solution ? Se rendre dans des nations très peu fréquentées par les scouts. La Gantoise est devenue spécialiste dans cet exercice : elle avait fait une affaire en or en dénichant Bryan Ruiz au Costa Rica. Les dirigeants buffalos exploitent désormais la filière thaïlandaise, où ils repèrent de jeunes talents africains. Soumahoro est arrivé l’été dernier et un certain Kouakou est suivi. Mais il est devenu très difficile de garder seul un bon filon : Bruges et Malines ont, eux aussi, un œil sur la Thaïlande

3 L’anticipation. Le temps où la plupart des clubs attendaient les soldes de fin de mercato est révolu. Bien sûr, il y aura encore des transferts de dernière minute. Mais les dirigeants préfèrent ne pas attendre, histoire, une fois encore, de limiter les risques. Plus on anticipe, mieux c’est : des joueurs comme Vanden Borre, Van Damme ou Dufer ont ainsi rejoint leur nouvelle formation plusieurs semaines (ou mois) avant janvier, même s’ils ne pouvaient pas encore y disputer de match officiel.

4Les divisions inférieures. Longtemps délaissées, les divisions inférieures attirent davantage les regards des recruteurs de D1. Anderlecht a frappé le premier en attirant Veselinovic, également convoité par le Standard et Bruges, pour 250 000 euros. La même lutte aura lieu pour le jeune talent de Virton (D3), Thomas Meunier. Mais sans doute pour la fin de saison.

5 Pas si mal payés Dans les clubs du top belge, les joueurs ne sont pas si mal payés. Quand un club étranger s’intéresse à l’un d’eux, il se trouve parfois à court d’arguments, ne pouvant pas proposer une hausse salariale assez importante. Voilà pourquoi de nombreux joueurs cadres sont restés en D1... Et janvier n’échappera pas à la règle : Witsel, Defour, Biglia, Boussoufa et Vargas devraient rester au moins jusqu’en fin de saison. Sauf offre faramineuse. Mais de nos jours, c’est devenu rare.

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