Plus qu’un simple match de football, c’est une partie de son avenir que l’Olympique lyonnais jouera ce soir à Gerland contre le PSG en match avancé de la 33e journée de L1.

Depuis le début d’année 2009, le septuple champion de France en titre vacille. Son jeu ne séduit pas, ses résultats inquiètent au point de se demander s’il se qualifiera pour la prochaine Ligue des champions, réservée aux trois premiers du championnat dont l’OL occupe actuellement la 3e place, avec un seul point d’avance sur le PSG. "Oui, nous sommes inquiets de cette situation, mais il ne reste que six matches à jouer, alors ce n’est pas le moment de le dire ! A partir de vendredi contre Paris, on va montrer un autre visage", annonce Cris, le défenseur central emblématique.

Pour tenter de conquérir un huitième titre, les hommes de Claude Puel doivent rattraper les quatre points de retard qu’ils comptent désormais sur l’Olympique de Marseille et les deux points de retard sur Bordeaux vainqueur 1-0 du choc face au tenant du titre dimanche dernier à Chaban-Delmas.

"On ne fait pas un parcours de champion, surtout à domicile où nous avons déjà perdu 17 points. Il faut se ressaisir parce que si on ne se qualifie pas pour la Ligue des champions, ce ne serait pas catastrophique mais pas loin", affirme le milieu de terrain Jérémy Toulalan, bien conscient qu’une non-qualification pour la compétition reine pourrait entraîner le départ des joueurs cadres comme Cris, Juninho et Benzema.

Sans oublier que la Ligue des champions rapporte des millions d’euros chaque saison.

Battre le PSG devient donc une urgence pour les Lyonnais toujours à la recherche d’un jeu offensif digne de leur statut. "Les joueurs doivent davantage accompagner les actions offensives. On réussit des décalages mais on manque de justesse technique dans la dernière et avant-dernière passe", reconnaît Claude Puel. L’entraîneur lyonnais, souvent critiqué pour ses options défensives, s’est agacé en conférence de presse. "Arrêtez de me faire passer pour un entraîneur qui bride ses joueurs et les empêche de passer la ligne médiane !"

Quelques minutes auparavant, Cris avait tenu des propos ambigus.

"Je ne peux pas critiquer le coach. Mais lui aussi sait qu’il faut que l’OL montre un autre visage." Quitte à désobéir, parfois, aux consignes de l’entraîneur ? Après une longue hésitation, le Brésilien se lance, pas vraiment convaincant : "Non, non. Ce n’est pas le moment de critiquer le staff, ni les joueurs." (D’après AP)