L’âge devrait les porter à la retraite mais ils respirent la santé.

1. La plus grande distinction : Oleg Iachtchouk. Ses 34 ans ne l’ont pas encore plombé. Mieux encore, les années passant, le football d’Oleg paraît de moins en moins chahuté par des blessures qui, au temps de sa période anderlechtoise, le clouaient au lit, au banc ou aux tribunes, la moitié d’une année. Autrefois nourri et blanchi dans la maison mauve où Oleg sommeillait parfois dans la vie de famille (le joueur marié à la fille d’un des administrateurs aurait pu y signer un contrat à vie), Iachtchouk avait choisi en 2007 de s’adresser de nouveaux défis. Dans la foulée de son ancien coéquipier Glen De Boeck, le joueur ukrainien s’en allait alors signer au Cercle de Bruges, où son expérience brassée à la jeunesse du cru allait permettre au Cercle de quitter les petits bassins pour éclabousser les ténors de la Division 1. Avec le départ de De Boeck, particulièrement soucieux de ménager son joueur et de lui offrir des entraînements édulcorés, on se disait qu’Oleg allait progressivement désarmer. Mais rien n’y fit. Même sans être toujours titularisé sous la houlette de Bob Peeters, Iachtchouk reste aujourd’hui un des piliers du Cercle. Son dernier but, planté ce samedi dans les bastions montois, pourrait à lui seul en témoigner. En se rappelant régulièrement au bon souvenir de l’actualité, le joueur ukrainien tend aussi à prouver que le football n’est pas qu’affaire de pieds. Iachtchouk embrigade en effet sous son nom l’intelligence, la technique et la sociabilité. Dans les travées brugeoises, cette dernière semble plus que jamais compter.

2. Grande distinction : Thomas Buffel. Si elles n’ont pas toujours le feu sacré qu’on leur prêtait, les icônes brûlées peuvent aussi renaître de leurs cendres. Thomas Buffel est d’ailleurs là pour en attester. Jeune promesse, autrefois portée aux nues de l’équipe nationale par Aimé Anthuenis, Buffel a par la suite bafouillé plus que bourgeonné. L’homme n’a en effet jamais réussi à endosser le rôle de stratège national que certains entraîneurs étaient pourtant prêts à lui prêter. Pour le dire sans détours, Thomas Buffel fut un temps purement et simplement surévalué. Mais quitter son piédestal ne signifie par pour autant perdre pied. Revenu à Genk après un détour par le Cercle (où il avait débarqué sans tambouriner en provenance des Glasgow Rangers), Buffel a retrouvé un rang et une renommée. A bientôt 31 ans, Buffel prouve que la fleur de l’âge vaut parfois mieux que les roses et les promesses des jeunes années. Encore buteur ce week-end face au Lierse, le Brugeois d’origine a désormais réussi le pari de la stabilité.