Le président de la Fifa vient de porter un coup terrible à la candidature belgo-hollandaise pour l’organisation de la Coupe du monde 2018. En effet, lors de la conférence de presse qui a suivi le congrès de la confédération sud-africaine, au Paraguay, Sepp Blatter a déclaré que "s’il existe des candidats individuels pour organiser les coupes du monde de 2018 et 2022, les candidatures conjointes seraient automatiquement rejetées".

Or les candidatures individuelles, il y en aura bien sûr en suffisance . Rappelons que les candidats devront rentrer leurs intentions pour le 2 février.

En principe, il devrait s’agir de l’Angleterre, le Qatar, l’Australie, la Chine, l’Indonésie, le Japon, les Etats-Unis et la Russie. Mais, si les désignations ont été jumelées pour 2018 et 2022, c’est pour que les non-Européens ne s’impatientent pas car, si le choix d’un pays du Vieux Continent n’est pas certain, il est probable, encore que Blatter n’écarterait pas un choix asiatique (en ce compris l’Australie) pour l’une et américain pour l’autre.

Outre les Belgo-hollandais, l’Espagne et le Portugal s’apprêtent aussi à se présenter ensemble et ils risquent, également, d’être les dindons de la farce.

Ce coup de tonnerre est-il une surprise ? Après la Coupe du Monde 2002, Blatter avait clamé qu’il n’y aurait plus de suite à cette organisation conjointe, une exception due, non pas à l’incapacité des deux pays asiatiques à organiser seuls, mais bien pour des raisons géopolitiques. Seulement voilà, Blatter est un politicien très "jésuite" qui , face à ses interlocuteurs, donne systématiquement de l’espoir.

C’est ainsi qu’il a toujours officiellement encouragé la candidature belgo-hollandaise devant Alain Courtois. Il faut se rappeler que, pour l’ Euro 2000 (organisé par l’UEFA et non la Fifa), la candidature belgo-batave était la seule, et le patron du foot international a donc, dans un premier temps, voulu se prémunir contre une éventuelle pénurie de candidats. Mais ce n’est pas le cas ici.

Tout est-il définitivement perdu pour autant ? Non, car le dernier mot reviendra au Comité exécutif en décembre 2010, mais...