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Football

La Bosnie fatale à Vandereycken

Yves Taildeman

Publié le - Mis à jour le

Il était 18h31, hier soir, lorsque François De Keersmaecker prononçait la fin de la collaboration entre l’Union belge et René Vandereycken.

"La Commission technique a décidé de mettre un terme à la collaboration avec René Vandereycken. Les membres du Comité exécutif ont été contactés par téléphone et ont entériné la décision."

Vandereycken, absent à l’Union belge, a aussi reçu un coup de fil de De Keersmaecker. "Il était déçu et déplorait notre décision", précisait le président. "Nous ne mettons pas en doute son professionnalisme et son engagement. Les résultats décevants - surtout contre la Bosnie - sont la raison de son licenciement. Si on déplore ne pas l’avoir viré plus tôt ? Non. Je ne sais pas pourquoi."

Le successeur de Vandereycken n’est pas encore connu, et ne le sera pas dans les jours à venir. L’homme chargé de trouver l’oiseau rare est Philippe Collin. "Je veux quelqu’un de charismatique, qui est fort tactiquement", dit Collin. "Un leader qui peut enthousiasmer un groupe."

Et évidemment, le nouveau coach doit être payable. Pas question pour la Fédération d’offrir un salaire d’un million d’euros à un entraîneur. Néanmoins, elle veut aller loin. Des sommes de 500 000 ou même 600000 euros, par exemple (Vandereycken touchait lui 400 000€), paraissent envisageables. Le rêve de tout le monde, ce serait Eric Gerets. Laszlo Bölöni, lui aussi, sera contacté. "On n’exclut aucune piste, même pas celle menant à Gerets", dit-on à la Fédération. Badin, Philippe Collin d’ajouter : "il y a même les pistes Hiddink et Scolari."

Du "type Goethals"

Celui qui était candidat numéro 1 jusqu’à hier, Jean-François de Sart, éventuellement assisté par Marc Wilmots, semble avoir perdu des points. Certes, il sent le football, mais il n’a pas le charisme d’un Beenhakker, Advocaat ou même Blazevic. Si Gerets dit non, la Fédération recherchera quelqu’un du type de Goethals ou Happel. S’il ne le trouve pas, de Sart et Wilmots ont une chance.

Comme toujours , Jean-Marie Philips synthétisait parfaitement la situation.

"Le limogeage de Vandereycken ? Il fallait un électrochoc dans le football belge, mais c’est plus un échec qu’une victoire. Le profil de son successeur ? Quelqu’un qui nous mène à la victoire."

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