La crédibilité de la FIFA est malmenée. Elle vit repliée sur elle-même, dénonce le sénateur MR, ancien secrétaire général de l'Union belge, Alain Courtois, dans La Dernière-Heure dimanche.

Si l'institution et son fonctionnement posent problème, son président lui-même, Sepp Blatter, fraîchement réélu, est sujet à controverse. "A-t-il jamais été inculpé ou mis en examen? Malheureusement, il y a eu une campagne sur l'image de Blatter. Maintenant il est là pour 4 ans de plus. Il faut faire avec", a constaté Alain Courtois, soulignant que l'élection, qui s'est déroulée dans un climat de suspicion, aurait pu être reportée le temps de la réalisation d'une enquête indépendante ou d'un audit sur l'institution.

"Je crois que la Fifa s'est égarée, à un moment donné, dans trop de combinaisons politiques", remarque le sénateur qui dit craindre que la mauvaise image de la Fifa ne nuise au soutien du football. Il estime que les fédérations -208 fédérations internationales adhèrent à la Fifa- devraient "forcer le débat". "Elles devraient demander, dans les années à venir, une nouvelle charte de gouvernance des organisations sportives internationales. Il faut plus de transparence", remarque-t-il.

Concernant le choix de la Russie pour l'organisation de la Coupe du Monde 2018 -pour laquelle la Belgique et les Pays-Bas avaient fait candidature commune- et du Quatar pour 2022, Alain Courtois répète que c'est "l'argent qui a décidé le vote". Il rappelle que la procédure peut sembler douteuse. "Pour moi, si le choix pour 2022 devait, un jour, être remis en cause, c'est tout le vote 2018 et 2022 qui devrait être remis en question. (...) Si les accusations sont avérées, j'en parlerai au premier ministre pour demander ce qu'on fait", a-t-il conclu.