BRUXELLES À l'aube de cette nouvelle campagne, ils nourrissaient l'espoir de réaliser une bonne saison. Pourtant, ils ont raté leur départ. Pour diverses raisons. Chaque cas étant différent.

Il y a d'abord ceux qui, titulaires incontestés avec un C-V riche et respectable, cirent trop souvent à leur goût le banc des réservistes de leur club. Dans cette catégorie, se range le Standardman Eric Van Meir (qui a refusé de répondre à nos questions). Après le Mondial, il espérait davantage. D'autres barons n'ont plus, aujourd'hui, le statut escompté. Comme Crasson à Anderlecht ou Laeremans au Lierse.

Il y a ensuite ceux qui avaient éclaté la saison dernière, mais qui ont dû céder leur place à un nouveau venu ou à un ancien équipier. Comme l'espoir louviérois Alexandre Bryssinck, dépossédé de son poste de back droit par Didier Ernst: ` C'est vrai que je suis déçu de ne pas jouer. Ce n'est jamais chouette de se retrouver sur le banc de touche. Maintenant, je vais tout simplement poursuivre mon travail aux entraînements pour convaincre notre entraîneur de me redonner une chance. ´ Chatelle, à Genk, et Susnjara au Standard sont dans le même cas que l'espoir louviérois...

Il y a aussi ceux qui n'ont pu défendre leurs chances d'être alignés en raison d'une blessure... ou d'une suspension. Le malchanceux du Parc Astrid Olivier Doll est dans ce cas, son quotidien étant rythmé par les visites à l'infirmerie. Son équipier Aruna Dindane a pâti de sa punition. Le Carolo Miklos Lendvaï; les Mouscronnois Casto, Vidovic ou Teklak sont, eux aussi, restés trop souvent en présence des kinés que pour être opérationnels.

La roue tourne

Il y a encore ceux qui n'ont plus les faveurs de leur entraîneur et qui ont été soit rétrogradés de noyau ou tout simplement transférés. À Mouscron, Zoran Ban preste son contrat sous les ordres de Geert Broeckaert:` C'est une période difficile, mais je suis et reste serein. Je ne comprends toujours pas quel est l'intérêt d'un club de reléguer dans le noyau B des joueurs qu'il paie et qui ne lui sont plus utiles. Tout le monde est perdant: car un joueur réduit au chômage technique trouvera difficilement une nouvelle équipe ´. Mitrovic et Crv accompagnent Ban dans sa galère. D'autres sont partis, comme le Louviérois Buelinckx (Strombeek) ou le Carolo Milovanovic.

Il y a enfin ceux qui, transférés, n'ont pas encore apporté ce qu'ils espéraient à leur nouveau club. À l'instar de Brogno à Westerlo, de Suzuki à Genk, d'Empoke au Lierse, de Kolotilko à Charleroi...

Le paradis du football peut parfois ressembler à un enfer. Certains joueurs en font actuellement les frais. D'autres vont peut-être bientôt les rejoindre. Mais la roue tourne, également, en football...

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