La fédération internationale (Fifa) tente de s'adapter aux réalités modernes. Elle a fait quelques petits pas dans la direction de la démocratie en créant par exemple une juridiction paritaire dans laquelle les joueurs ont une représentation égale à celle des clubs. Mais dans pas mal de domaines, la dame centenaire est attaquée tant sur sa gauche, par la Fifpro (syndicats des joueurs), que sur sa droite, par le G 14 (le groupement des clubs les plus riches), et peut-être bientôt en son centre car la Commission européenne garde en surveillance le système des transferts internationaux.

Aux Emirats pour le Mondial des moins de 19 ans, Joseph Blatter, président de la Fifa, tente de mettre les points sur les i. Il a demandé aux clubs les plus en vue d'être un peu plus solidaires et de respecter le calendrier international. «Avec un championnat national à 20 équipes, cela fait déjà 38 journées de prises.»

Blatter prône partout dans le monde une compétition nationale avec 16 équipes maximum: «Il reste peu de place pour les compétitions internationales. Lorsque les joueurs sont appelés par leur fédération, les clubs crient au scandale.»

Le président de la Fifa a précisé que le Mondial des clubs aurait bien lieu en juillet 2005, en Allemagne ou ailleurs. On sait que le G 14 s'oppose à cette compétition, tout comme il demande des compensations pour les clubs qui prêtent des joueurs aux équipes nationales. Le bras de fer est engagé.

Du côté de la Fifpro, on conteste certains points des règlements des transferts internationaux. Le congrès du syndicat des joueurs a cependant décidé de dialoguer avec la Fifa avant de présenter un rapport pour le moins négatif à ce sujet devant la Commission européenne.

© Les Sports 2003