Dix ans. Cela fera bientôt dix ans que les Diables Rouges ne se sont plus qualifiés pour une phase finale. La dernière fois, c’était là l’occasion du Mondial 2002 en Asie. A l’époque, l’actuel "T2" Marc Wilmots n’avait pas encore remisé les crampons

Depuis, à chaque campagne éliminatoire, on croit voir émerger les dignes héritiers. Mais, chaque fois, l’espoir, toujours déçu par des générations que l’on disait "dorées", aura été compromis presque d’entrée de jeu. Tour à tour, Aimé Antheunis, René Vandereycken, ainsi que les intermittents Franky Vercauteren et Dick Advocaat, se sont cassé les dents.

Cette fois encore, sur cette route qui doit mener au Championnat d’Europe organisé conjointement en Pologne et en Ukraine en 2012, la sélection tricolore, sous la férule de Georges Leekens II depuis 6 mois, est partie du mauvais pied.

Des défaites initiales contre l’Allemagne (l’épouvantail du groupe) puis, surtout, en Turquie ont mis la pression sur les jeunes épaules de nos Diables. La victoire contre le Kazakhstan et le plantureux partage (insuffisant en soi, mais réconfortant quant à la manière, 4-4) contre l’Autriche ont remis quelque peu la Belgique en lice. Derrière l’inaccessible "Mannschaft", les barrages ne paraissent pas encore une cause perdue, même si la mission apparaît d’ores et déjà hypothéquée avant même la mi-parcours. Mais tant l’Autriche (2e, 7 pts en 3 matches) que la Turquie (3e, 6 pts en 4 matches) ont également montré des lacunes.

Pour les Belges, la mission est simple dans l’énoncé. Il leur faudra rafler un maximum de points en Autriche (25/3), contre l’Azerbaïdjan (29/3) et la Turquie (3/6), en Azerbaïdjan (2/9), contre le Kazakhstan (7/10) et en Allemagne (11/10). Pas une sinécure Pourtant, la récente victoire en Russie, quand bien même il s’agissait d’une rencontre amicale, a démontré que la Belgique disposait cette fois, et dans tous les secteurs du jeu (à l’exception des flancs de la défense), de joueurs dignes du plus haut niveau. Avec les Kompany, Vermaelen, Fellaini, Hazard ou Lukaku, la Belgique dispose d’une somme de talents comme peut-être jamais dans son histoire.

Reste à matérialiser ces espérances sur le terrain. Encore trop tôt, comme l’affirme Georges Leekens qui vise plutôt la Coupe du Monde 2014 au Brésil ? Après dix ans de disette, la sélection ne peut plus éternellement se contenter de "lendemains qui chantent"