Entretien

La Coupe Intertoto aux oubliettes, ce sont désormais les tours préliminaires des Coupes d’Europe qui vont lancer la saison pour les clubs belges. C’est le Gand de Michel Preud’homme, quatrième du défunt championnat, qui s’y colle ce soir, en Biélorussie. Entretien de rentrée du coach gantois.

Michel, quels seront vos objectifs ?

Grandir avec les moyens du bord. En championnat, le minimum, ce seront les playoffs du "Top 6". Nous voulons maintenir Gand dans le top du classement. Un autre objectif sera la Coupe. On verra jusqu’où on nous laissera poursuivre cette épreuve (NdlR : allusion à la polémique arbitrale du quart de finale de l’an passé). Et en UEFA (lisez Europa League), il n’y a pas de plans. Au moins passer un tour Les incidences de la réforme et le fait que notre préparation ne se soit étalée que sur un mois sont autant de critères dont il faudra aussi tenir compte.

Vous aviez fait fort l'an passé avec 36 points au second tour, le 3e total derrière le Standard (43) et Anderlecht (39).

Ce second tour, je ne l’attendais pas si tôt. Nous avons peut-être pris de l’avance, mais nous avons aussi placé la barre haut. La lutte sera difficile. Toutes les équipes avancent, se préparent. Des clubs comme Zulte-Waregem se mêleront à la lutte pour le "Top 6".

Vous avez encore apporté l'une ou l'autre modification au confort gantois.

Outre un terrain synthétique, nous avons rafraîchi le centre d’entraînement. L’air conditionné a été installé, nous avons changé le revêtement des sols, apporté du matériel supplémentaire, transformé les matelas en lits pliants et aménagé le cabinet médical disponible. Une série d’améliorations qui profitent au travail quotidien.

Vos dirigeants se félicitent de la manière dont vous avez pris le départ de Ruiz.

C’est la réalité du foot belge. Vleminckx part à Nimègue plutôt qu’au Standard, Asare à Utrecht et non à Anderlecht Avoir occupé une fonction de dirigeant me permet de cerner et d’accepter la réalité d’un club. Aujourd’hui, je sais aussi qu’il n’y a plus un joueur qui vient sans mon accord ou, du moins, sans que je sache exactement ce qu’il en est le concernant.

Votre noyau vous satisfait-il ?

Si plus personne ne part, c’est bien. Il ne faut pas bloquer certains joueurs comme Yassine El Ghanassy. Je suis très exigeant avec lui cette année.

Globalement, êtes-vous satisfait de la préparation ?

Il y a eu du bon et du moins bon - nous restons vulnérables sur contre-attaque - mais j’espère que le négatif constaté était engendré par la fatigue. On peut travailler sur la base de la saison dernière. Nous n’avons intégré que deux nouveaux joueurs (NdlR : Christophe Lepoint et Elimane Coulibaly). C’est une bonne chose quand la préparation, amenée sur l’Europe, est aussi courte.