Qui dit vrai? Depuis plusieurs jours, depuis le match incendiaire entre le PSG et l'OM qui a accouché d'une victoire de l'OM avec, surtout, cinq cartons rouges et dix cartons jaunes, Neymar et Alvaro se font la guerre. A la fin de la rencontre, le Brésilien avait asséné une claque à l'Espagnol, ce qui lui avait valu d'écoper d'une biscotte rouge foncée. En sortant, la star avait déclaré dans un élan de rage "Racismo No! Racismo no!" . Il a également insinué que le défenseur lui avait asséné plusieurs insultes racistes sur Twitter.

Une version réfutée catégoriquement du côté Olympien. L'entraîneur, André Villas Boas a fermement défendu son expérimenté défenseur ce mardi en conférence de presse. "On est aux côtés du joueur, à la recherche de la vérité. On est sûr qu'Alvaro n'est pas raciste. L'OM représente la multiculturalité." AVB a également tenu à mettre le numéro 10 devant ses responsabilités. "Neymar a déjà subi de fausses accusations envers lui, il a bien souffert aussi. Il sait précisément l'impact des paroles quand les accusations sont fausses. Ce n'est pas bien envers Alvaro. C'est un sujet sensible" a-t-il expliqué.

Ce mercredi, c'est l'oncle d'Alvaro Gonzalez, Manuel Soberón, qui s'en mêle. "Il l'a insulté de "bobo" (imbécile) et non "mono" (singe). Il lui a aussi dit "suc* moi", parce que Neymar l'a constamment insulté durant le match. Il lui a dit qu'il gagnait 4 euros alors que lui gagnait 10 millions par an. Si tu regardes de ce point de vue-là, ce sont eux les racistes." Il a également expliqué que le meilleur ami de l'ancien de Villarreal était Felipe Caicedo, "un joueur de couleur".

Remonté, Manuel Soberón a également ajouté: "Neymar tente maintenant de minimiser la chose, mais le mal est fait. C'est un peu hypocrite".

Une affaire d'Etat !

Ce mardi, Neymar a tenté de calme le jeu. "Je suis triste de voir le sentiment de haine que l'on peut provoquer quand on se révolte à chaud", écrit en portugais et en anglais l'attaquant brésilien, tout en maintenant ses accusations de racisme envers l'Espagnol de l'OM. L'attaquant du PSG peut même compter sur un défenseur de poids avec... le gouvernement de son pays ! Oui, ce match PSG - OM prend des allures d'affaire d'Etat. Dans un communiqué, le gouvernement explique: "Face à un énième cas de racisme dans le sport, le ministère de la Femme, de la Famille et des Droits de l'homme (MMFDH) est solidaire avec le joueur Neymar Jr. Le racisme est un crime" explique le ministère.

Autre protagoniste a avoir pris un rouge, Laywin Kurzawa a tenu à s'excuser sur les réseaux sociaux. "Quand on est un joueur pro, on n’a pas le droit de montrer un tel comportement. Parfois la soif de défendre nos coéquipiers nous fait déraper, le plus important est d’en avoir conscience, s’excuser. Je regrette la mauvaise image que j’ai renvoyée auprès des personnes qui regardent le match et surtout les enfants qui rêvent de devenir footballeurs professionnels". Pour rappel, l'international français s'est littéralement jeté sur Jordan Amavi en lui assénant des coups de pieds.

Toujours en conférence de presse, André Villas Boas a chargé le latéral gauche parisien qui pourrait écoper de 7 matchs de suspension maximum. "Amavi a essayé de calmer les choses et a été violemment agressé par Kurzawa. Ce sont des images fortes, ce n'est pas une bonne façon de finir le derby. C'est un peu de pression à la Ligue pour prendre des décisions et les mettre sous pression pour savoir s'il y a des influences ou non ()... Combien de matches pour Amavi ? On va voir si les personnes sont raisonnables ou non à la Ligue..."

Une chose est sûre, ce derby fera date comme l'un des plus "sanglants" de l'histoire.