Samedi soir, des partisans de l'Antwerp FC ont lancé des chants assimilant les Wallons à des pédophiles, à l'issue d'un match remporté par leurs couleurs face à Virton, en division 2.

Ces incidents intervenaient quelques jours après une décision de l'Union belge de football de qualifier de "ludiques" d'autres chants anti-wallons entonnés en novembre par des supporters de Genk à Tubize. Ce jugement de l'Union belge avait fait réagir plusieurs clubs wallons ainsi que le ministre-président wallon Rudy Demotte.

Au ministère de l'Intérieur, on indique que des "chants provocateurs" peuvent être punis sur base de l'article 23 de la loi football. Mais ils doivent avoir été constatés par des policiers et consignés dans un procès-verbal, a précisé Sandrine Honnay, membre de la cellule foot.

Les incidents peuvent être constatés par caméras, dont les clubs sont obligés de se munir pour obtenir la licence. Elles sont gérées dans les stades par des policiers sur base d'un arrêté royal.

Si le parquet juge que les faits ne sont pas de nature pénale, il peut transmettre le p-v à la cellule foot, qui agit à titre subsidiaire. Un conseiller peut alors prononcer des sanctions allant de 250 à 5.000 euros et/ou une interdiction de stade de 3 mois à 5 ans.