La France, l’Allemagne, l’Espagne, l’Angleterre et… la Belgique. Voici dans l’ordre les équipes que la plupart des bookmakers avaient pointées comme favorites de l’Euro avant le début de la compétition. Sauf que ces coordinateurs de paris ne s’attendaient sans doute pas à ce que les quatre premiers cités se retrouvent dans la même partie de tableau. Désormais, une finale qui réunirait deux de ces quatre candidats au titre est tout bonnement impossible, ceux-ci ne pouvant s’affronter qu’au stade des quarts ou des demi-finales. Ce petit rictus qui vient dès lors poindre sur le visage des supporters belges à la lecture de ces lignes est-il bien avisé ? Elle est loin cette victoire de nos amis italiens contre les Diables lors du premier match, qui a eu pour effet de leur offrir sur un plateau la première place du groupe E. Espagne, puis Allemagne et la France; voilà le parcours auquel la Squadra est susceptible d’être confrontée en vue d’une finale. Et ce, malgré ses bons résultats en poule.

C’est la dure loi des tirages et la grande ironie d’un tableau très favorable, à la base du moins, à la France. Le pays organisateur bénéficiait du nouveau système à 24 équipes et avait a priori le champ libre jusqu’à la demi-finale… C’était sans compter la première place du pays de Galles aux dépens de l’Angleterre, qui a eu pour effet de probablement mettre les Bleus face aux Three Lions en quarts de finale. Ce résultat combiné à la défaite de l’Espagne face à la Croatie a redistribué les cartes. Ainsi la partie de tableau de la Belgique, deuxième du groupe E, s’est complètement ouverte. Abracadabra.

Marc Wilmots a-t-il à nouveau sorti sa patte de lapin, celle qui lui avait porté chance dans les tirages des compétitions précédentes ? A première vue, tout le laisse à penser, avec en point de mire la Hongrie, le pays de Galles et la Croatie, en demies. Mais à bien y regarder, ces adversaires plus méconnus sont-ils nécessairement plus faibles que les favoris qui n’ont pas tous convaincu jusqu’ici ? Pas si sûr. Mais stop, arrêtons de spéculer, au risque de se trouver complètement à côté de la plaque... comme nos amis les bookmakers.