Seulement quinzième du championnat avec seize points sur quarante-deux, la Sampdoria coule des jours difficiles en "Serie A" italienne. Un peu comme Saint-Etienne la semaine passée au moment de se rendre dans la Venise du Nord. Les "Verts" sont, malgré tout, apparus supérieurs aux Brugeois. Tout ça pour écrire que même si les Liégeois impressionnent sur la scène européenne, ils auraient tort de croire que paraître suffira pour décrocher l’ultime point nécessaire à leur qualification.

Une attaque efficace

"La Sampdoria n’est pas très bien. Mais justement, les Génois prennent tous leurs matches comme une échéance cruciale pour regagner la confiance et plaire à leur public", insiste Gaby Mudingayi. "Et ils accordent autant d’importance à l’Europe qu’au championnat d’Italie."

S’il était suspendu fin octobre lorsque son club de Bologne a défié la Sampdoria, le Diable Rouge ne tarit pas d’éloges sur les capacités de l’adversaire du Standard. "C’est une équipe assez complète qui compte, avec Antonio Cassano et Claudio Bellucci, deux attaquants capables d’effectuer la différence à eux seuls. Angelo Palombo, au milieu, est également crucial dans l’équilibre du groupe. Je n’ai pas beaucoup vu le Standard et je ne peux donc pas l’évaluer facilement, mais, à domicile, il doit viser les trois points."

Ce qu’il est en mesure de faire s’il prend le match avec autant de sérieux que d’habitude. "La présence de la Sampdoria en fond de classement m’étonne d’autant plus que j’estime beaucoup l’entraîneur, Walter Mazzarri", poursuit Mudingayi. "Ce club a davantage sa place dans le bas de la colonne de droite. Le Standard doit surtout se méfier de Cassano. Il est d’une intelligence rare sur un terrain. Techniquement, c’est un des meilleurs du Calcio. A 26 ans, cette tête brûlée essaie de revenir dans le droit chemin, et il y arrive plutôt bien."