Il faut tourner la page, changer de paysage Comme le fredonnait jadis Claude Nougaro, Dominique D’Onofrio a lui aussi décidé de tourner la page. Bien plus qu’une page en fait. Rien d’autre qu’un livre qu’il vient de refermer sans le moindre état d’âme. De toutes ces années passées conjointement en bord de Meuse et sur les hauteurs du Bois Saint-Jean, il confesse ne rien regretter car il estime avoir donné tout ce qui était humainement en son pouvoir.

Et aujourd’hui, c’est seulement entre la poire et le fromage qu’il évoque encore à demi-mots cette grosse tranche de vie où il prit un évident plaisir à plaider la cause du Standard.

"J’ai pour principe de ne pas vivre avec le passé mais uniquement avec le présent et le futur", dira-t-il en nous accueillant dans son nouveau bureau.

Un aveu étonnant quand on sait que la maison rouche dont il connaissait les moindres recoins était devenue sa seconde résidence, voire carrément son domicile attitré.

Toutefois, pour plusieurs raisons à propos desquelles il ne nous appartient pas d’épiloguer, le désamour s’est lentement mais sûrement installé entre le club principautaire et celui qui l’avait servi corps et âme. La conscience tranquille et le sentiment du devoir accompli avec tous les soins du bon père de famille, DD s’est donc résolu à vider ses armoires à Sclessin et à l’Académie Louis-Dreyfus alors que d’aucuns n’auraient pas misé le moindre kopek sur un hypothétique départ du frangin à Luciano.

Mais notre gaillard n’est pas vraiment du genre à rentrer sous sa tente pour y goûter une retraite anticipée. Le foot, c’est toute sa vie et à 58 ans, elle ne fait que commencer. Alors pourquoi ne pas aller voir ailleurs si l’herbe n’est pas aussi verte ? A la condition bien sûr d’adhérer pleinement à un projet qui le botte. A la condition également de pouvoir travailler dans une atmosphère ne prêtant pas le flanc aux coups fourrés.

Après mûres réflexions, Dominique D’Onofrio a donc accepté de relever un défi d’envergure proposé par Bernard Serin, le PDG de CMI (Cockerill Maintenance et Ingénierie) mais aussi l’actuel président du FC Metz (il a succédé à Carlo Molinari en 2009).

Il faut savoir que le club lorrain qui milite en Ligue 2 ne roule pas sur l’or. Les fins de mois ne sont pas aisées. Dès lors et plus que jamais, sont d’actualité la rigueur dans la gestion au quotidien et la compétence au niveau sportif. Sans oublier de bien cultiver le blé qui lève du côté du stade de Saint-Symphorien.

Impossible d’envisager le retour tant espéré en Ligue 1 sans la réunion de ces trois paramètres. Pour DD, une nouvelle vie commence, mais son rôle de consultant chez VOO lui permet de se tenir au courant de ce qui se passe chez nous