Jusqu'il y a peu, Michal Zewlakow était un habitué de nos terrains de D1. Cette fois, il est en Belgique pour nous... barrer la route de l'Euro 2008. Mais le Polonais est toujours aussi sympa, malgré son passage à l'Olympiakos de Trond Sollied. "Je n'oublierai jamais ce que la Belgique a fait pour moi."

Etes-vous ici pour un ou trois points ?

La Pologne va partout pour gagner. Mais on sait aussi que la Belgique est assez forte à domicile. On a un certain respect pour vous mais nos récentes victoires face au Kazakhstan et, surtout, face au Portugal nous ont . Soyons clairs : la Belgique est favorite. Je m'attends à un match dans lequel les deux adversaires vont attendre une erreur de l'autre.

Est-ce que Leo Beenhakker est définitivement sorti de l'oeil du cyclone ? Après avoir critiqué le football polonais, il était sur la sellette.

Il y a eu beaucoup de polémiques, surtout après la défaite face à la Finlande. Les médias et certains analystes se demandaient s'il était vraiment un bon coach. Après le Portugal, les critiques se sont estompées. La Pologne est un pays d'extrémistes en matière d'opinions. Tout dépend des résultats. Beenhakker n'est quand même pas un débutant. Cela fait déjà des années qu'il est au top. Au Danemark, lors du premier match sous sa direction, il avait déjà fait preuve d'une grande autorité. Je vous assure que tous les joueurs sont derrière lui !

Vous jouerez au centre de la défense. Vous savez qui vous allez rencontrer ?

Emile Mpenza ? Je le sais. Et je ne garde pas de bons souvenirs. 1-4 avec Anderlecht contre le Standard. 3-1 avec Mouscron au Standard...

Pour vous, ce ne sera pas facile de vous concentrer, vu la naissance de votre premier enfant.

Je suis un professionnel. Mais c'est vrai : ce serait dommage de devoir vivre la naissance de mon fils Jacub depuis Bruxelles. Tout est prévu pour mercredi. J'essaierai de soutenir ma femme par téléphone. Et ma belle-mère est à Athènes.

Vous allez rendre visite à Anderlecht ?

Je vais certainement dire bonjour à mon frère, et j'aimerais voir Hasi et Vanderhaeghe. Mais ce ne sera pas évident de quitter notre hôtel. Je suis encore en contact avec eux, tout comme avec Zitka et Serhat. Dommage que je n'étais jamais en Grèce quand Anderlecht est venu à Athènes. Et Goor ? J'aurai suffisamment l'occasion de lui parler sur le terrain.

© La Libre Belgique 2006