Michaël Goossens n'est pas apparu à l'entraînement des Diables Rouges, mardi matin, à Kraainem. Le joueur du Standard de Liège a reçu lundi un coup sur le mollet à la suite d'un tackle violent de Danny Boffin. A première vue, cela n'avait pas l'air trop grave, mais mardi matin, le mollet était intensément tuméfié. Goossens a toutefois repris l'entraînement mardi après-midi en trottinant.

"Il ne faut pas paniquer", a déclaré le sélectionneur fédéral Robert Waseige. "C'est une blessure sans grande gravité, Goossens n'a seulement qu'à endurer la douleur. Normalement, cela devrait passer rapidement. Cet après-midi, il recommencera normalement à courir et, à partir de demain, il pourra reprendre l'entraînement complet", explique le coach des Diables.

Le reste de la sélection était bel et bien présent ce mardi matin, avec Nico Van Kerckhoven, qui lundi soir avait échangé son entraînement contre une longue séance de massage. "Nico se sent bien. Il était seulement fatigué, mais c'est déjà du passé. En ce qui concerne la condition des joueurs, le bilan est jusqu'à présent positif. Et j'en suis très satisfait", a affirmé Robert Waseige.

Certains joueurs ont très peu joué ces dernières semaines. Walter Baseggio (Anderlecht) était longtemps "out" à cause d'une blessure, Bob Peeters (Vitesse Arnhem, Pays-Bas) et Bart Goor (Hetha Berlin, Allemagne) n'ont pas été titularisés récemment. Waseige a voulu se défaire de cette idée: "Je remarque que ces joueurs font preuve de beaucoup de fraîcheur, peut-être justement parce qu'ils n'ont pas beaucoup joué ces dernières semaines. Cela ne devrait pas être un handicap, au contraire. Le manque de rythme sera compensé par cette fraîcheur."

Pendant l'entraînement du matin, c'est surtout l'ardeur de Marc Wilmots qui a tapé à l'oeil. L'attaquant de Schalke 04 a été opéré au genou il y a dix jours, mais il ne semble plus ressentir la moindre gêne. Le sélectioneur fédéral est très étonné de constater la manière avec laquelle son attaquant travaille lors des entraînements. "Cela vous étonne? Non, quand même?", demande-t-il. "Aussi longtemps que Marc ne sent rien, il ne se modérera pas. Manifestement, il est prêt à jouer", déclare Robert Waseige.