La presse italienne enrage vendredi contre la décision de la Fifa d'infliger à peu près la même sanction à Marco Materazzi (deux matches de suspension) et à Zinédine Zidane (trois matches) à la suite du coup de tête qui a valu au capitaine des Bleus l'exclusion pendant la finale du Mondial-2006 de football.

"Sentence scandaleuse" titre La Stampa tandis que le quotidien sportif La Gazzetta dello Sport barre toute sa une d'un "Zidane-Materazzi 3-2. L'Italie en colère".

"Sanction trop légère pour Zizou: onde de protestation" écrit le plus grand journal sportif italien qui ajoute "joueurs, personnalités du sport, hommes politiques, et beaucoup de Tifosi: l'onde de réaction indignée à la sentence de la Fifa unit tous les courants".

Pour la Repubblica, "aucun code pénal, civil, sportif ou éthique ne peut mettre sur le même plan la provocation et la réaction. Dans le cas Zidane-Materazzi cette réaction aurait pu tuer en provoquant chez la victime un arrêt cardiaque".

Pour le Corrierre della Sera, la Fifa pratique comme Zidane "les coups bas interdits". "La sentence se voulait un jugement de Salomon prise au plus haut niveau international... En réalité, elle laisse très perplexe et est perçue comme pleine d'hypocrisie car Zidane a perdu littéralement la tête..." écrit le journal pour lequel la thèse des injures racistes ayant été écartée, les insultes de Materazzi "font partie en somme, ce n'est pas beau à dire mais c'est comme ça, de chaque rencontre".

La Gazzetta dello Sport écrit dans son éditorial "Injustice est faite" tandis que le Corriere dello Sport parle de "prime à la violence".

Déjà jeudi le commissaire extraordinaire de la Fédération italienne de football Guido Rossi avait donné le ton en indiquant qu'il "respectait" la sentence de la Fédération internationale mais avait ajouté que l'épisode projeté sur les téléviseurs "avait été porté au jugement de l'opinion publique du monde entier".