Football Entérinée en Angleterre, la question sera examinée lors du prochain CA le 18 septembre.

Les Anglais ont tiré les premiers. Au terme de l’un des marchés les plus agités de l’histoire, la Premier League a pris une décision forte ce jeudi puisque les clubs ont décidé de fermer le prochain mercato estival le jeudi, 17 h, précédant la reprise de la saison. Plusieurs voix, dont celles de José Mourinho et Alex Ferguson, s’étaient élevées en ce sens ces dernières semaines.

Ce choix a été salué par le directeur sportif de la Juventus Giuseppe Marotta, par ailleurs président de l’association des directeurs sportifs italiens qui a parlé "d’une décision sage" et qui souhaite "étendre le débat au niveau européen".

Ce qui sera le cas en Belgique dès le 18 septembre prochain, à l’occasion du prochain conseil d’administration de la Pro League comme nous l’a indiqué Pierre François.

"Oui, il y aura un débat au CA et puis vraisemblablement un débat en assemblée générale", souligne le DG de l’instance. Les discussions sont particulièrement attendues tant le dossier est complexe.

"Bien sûr, cela aurait comme intérêt de calmer le marché des transferts une fois la compétition commencée, mais cela n’a pas que des avantages, nuance le dirigeant avant de lister les points négatifs. Nos clubs ne peuvent plus espérer vendre aussi tard leurs joueurs en Angleterre. Cela pourrait avoir un effet négatif pour ceux disputant les tours préliminaires des compétitions européennes et qui ne pourront plus espérer jouer avec ces joueurs-là. Ils auraient plus de difficultés à garder leurs joueurs susceptibles de jouer en Angleterre. Et pour ceux qui voudraient compenser une éventuelle élimination par un transfert vers un marché anglais, ce ne sera plus possible non plus."

Autre point important : la fin d’éventuelles bonnes affaires du mois de fin de marché liée à une fermeture précoce. "Les clubs risquent de perdre de potentielles recrues à des prix intéressants : mon expérience d’ancien dirigeant de club me rappelle qu’on a fait de très bonnes opérations tard. Ce sont des joueurs qui, à un moment déterminé, peuvent rejoindre la Belgique alors que ce n’était pas possible avant, avance l’homme fort de la Pro League en mettant le doigt sur le nœud du problème : ce qui est certain, c’est qu’il serait mieux que tous les pays aient la même date. Ce n’était pas le cas et ce ne sera pas le cas après, il y a encore des jours supplémentaires en Israël, en Suisse. Des marchés restent ouverts. Et si on avance la date de fermeture, cela veut dire qu’il n’y aura plus d’arrivées possibles mais uniquement des départs vers l’étranger. Aussi longtemps qu’on n’a pas d’uniformité de date, cela ne règle pas tout le stress des premières semaines de compétition."