Si l'on était à la place des Diables Rouges, on se méfierait. En annonçant, ce mardi, qu'il allait mettre un terme à sa carrière internationale à l'issue de l'Euro 2016 de football en France, Zlatan Ibrahimovic, l'attaquant mythique de l'équipe scandinave, a frappé un grand coup. De deux choses l'une : ou c'est un aveu de faiblesse car le match Suède-Belgique, ce mercredi, à Nice, à 21h, pourrait être sa dernière rencontre internationale, ou il entend terminer sa carrière en beauté et annonce d'ores et déjà qu'il compte bien signer un exploit mercredi pour propulser son équipe au-delà d'un premier tour que la Suède ne pourra franchir qu'en cas de succès.

L'arme est à double tranchant. L'annonce de son retrait en pleine compétition pourrait déstabiliser ses coéquipiers qui ont des raisons de se dire que leur modèle est démotivé, n'a plus trop envie de porter le maillot national, les abandonne en rase campagne avant même d'être allé jusqu'au bout de l'exercice. Mais elle peut aussi les vitaminer, les inciter à se donner à fond pour offrir à leur coéquipier un formidable cadeau sous forme d'une victoire qui permettrait à Ibra et aux siens de continuer l'aventure de l'Euro.

Cette annonce doit en tout cas inciter Marc Wilmots et ses hommes à la prudence. Pas question de se focaliser sur Ibrahimovic, sous peine d'ouvrir des possibilités à ses équipiers; mais pas question non plus de croire que Zlatan va s'en aller sans tenter une dernière zlatanerie. En disant ce qu'il a dit mardi, le grand joueur suédois, a placé un piège sur la pelouse de Nice mais bien malin est celui qui pourrait dire avant la rencontre qui va tomber dedans.