Mois de juin 1988 : Marco Van Basten, le buteur hollandais, crucifiait Rinat Dasaev, le portier de l'URSS pour offrir la Coupe d'Europe des nations qui est, à ce jour, le seul trophée remporté par les fiers Pays-Bas. Ce soir, ce même Marco Van Basten sera à nouveau à la tê te de son équipe nationale qui croisera les Russes en quart de finale de l' Euro . Des Russes dirigés par un autre Hollandais, Guus Hiddink, qui lança véritablement sa carrière d'entraîneur cette même année 88. Agé de 41 ans, il décrocha le titre aux Pays-Bas à la tête du PSV.

Ce soir à Bâle lors d'un Euro qui se veut offensif à souhait, ce sont peut-être les deux phalanges les plus... offensives qui joueront un ticket pour les "demies" avec en toile de fond une revanche d'il y a vingt ans.

Les Russes ont impressionné le coach hollandais et son capitaine, Edwin van der Sar, qui se réjouit d'être arbitré par Lubos Michel, le referee slovaque qui lui porta encore chance en finale de la Ligue des Champions voici quelques semaines. "Après l'Italie et la France, on va au-devant d'un défi encore plus grand", pointe " San Marco" . "Contre les Suédois, on a pu s'apercevoir combien ils étaient solides. Il y aura du spectacle puisque les deux équipes affichent un visage offensif. Guus Hiddink sur l'autre banc ? Tout comme notre staff, il a bâti une nouvelle équipe et vient de sortir d'une poule difficile."

Mais les Hollandais semblent encore plus costauds qu'il y a vingt ans et surtout, ils se montrent plus collectifs. "Le drame vécu par Khalid Boulahrouz et son épouse a encore solidifié les liens entre nous. Il fait preuve d'un caractère exceptionnel. A nous de lui renvoyer la balle !"

"Mes compatriotes sont favoris de cette confrontation. On a déjà atteint nos objectifs mais cela ne signifie pas qu'on ne veut pas continuer à donner une bonne image de ce nouveau football russe"