Tous les deux sont jeunes (21 ans pour Buffel, 22 pour Soetaers), ont trouvé leur bonheur en Hollande, ont de grosses qualités offensives qu'ils expriment avec efficacité depuis le début de saison (5 buts en 10 matches pour le premier, 5 buts en 8 rencontres pour le second) et fêtent, depuis vendredi, leur première sélection en équipe nationale. Cependant, entre Thomas Buffel et Tom Soetaers, la comparaison s'arrête probablement là. Car entre la nouvelle vedette de Feyenoord et le buteur de Roda, les parcours n'ont pas été similaires, loin de là.

Soetaers avec Vergossen

Tom Soetaers, d'abord. Pur produit d'Anderlecht, le gaucher né à Tirlemont intègre le noyau A en 1998, mais, bloqué par un certain Bart Goor au sommet de sa forme, il est dédaigné par Anthuenis. On le retrouve alors, au milieu de la saison 1999- 2000, à Roda, la `succursale´ des joueurs sur une voie de garage en Belgique. Et la saison suivante, il éclate au grand jour, jouant 33 rencontres et inscrivant 8 buts. `C'était sous les ordres de... Sef Vergoossen, se souvient de Sart. Il jouait alors à gauche dans un système en 4-4-2. L'année passée, il a eu beaucoup de petits pépins physiques et n'a pas toujours été au mieux. Au championnat d'Europe Espoirs, il a d'ailleurs commencé sur le banc avant de retrouver sa place. Cette saison, il joue à sa meilleure place, comme deuxième attaquant autour d'un pivot (NdlR: Anastasiou, ancien Anderlechtois lui aussi) et peut faire parler son sens du but. Il est rapide, technique et malgré une petite taille, dispose d'une bonne détente. Il a besoin d'espace pour s'exprimer et possède encore une marge de progression.´

Buffel s'est imposé au Kuip

Thomas Buffel, lui, n'a jamais foulé les pelouses de D 1. A 16 ans et alors qu'il évolue en... scolaires au Cercle de Bruges, il est repéré par les scouts de Feyenoord et en juin 99, il rejoint un certain Geoffrey Claeys, qui a suivi le même itinéraire plus tôt. Il rejoint le centre de formation puis va faire ses classes dans le club de D 2 de Rotterdam, à l'Excelsior. En deux saisons, il joue 63 matches et marque 17 buts dans l'antichambre de l'élite. Ses preuves sont faites. Il retourne au Kuip et s'impose, depuis le mois de juillet, en devenant titulaire et en jouant la Ligue des Champions. `C'est surtout un infiltreur´, poursuit de Sart, qui ne l'a pas retenu au championnat d'Europe, préférant maintenir sa confiance dans le groupe qui s'était qualifié. `Il peut jouer comme deuxième attaquant, mais l'idéal, c'est qu'il évolue en tant que numéro 10 avec deux travailleurs dans son dos. Sa réussite actuelle est un peu surprenante, mais il a pris sa chance et a fait preuve de beaucoup de culot. Maintenant, il me semble stupide d'en faire une valeur sûre tout de suite et de lui mettre la pression...´

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