En vue du mondial brésilien, DH.be vous présente les 32 nations qui seront du voyage. Dont 7 pourraient se dresser sur la route des Diables rouges... Après le Chili redouté par Wilmots , attardons-nous sur la Russie, notre second adversaire dans le groupe H.

Après avoir pêché l'Algérie et la Corée du Sud des pots 2 et 3 lors du tirage au sort effectué ce vendredi au Brésil, le Belge croyait presque rêver. Il s'agit en effet d'équipes qui - même s'il faudra s'en méfier - apparaissent comme parmi les plus abordables du Mondial. Le tirage du pot 4 allait par contre quelque peu refroidir nos ardeurs. Bien sûr, pêcher les Pays-Bas, l'Italie ou l'Angleterre n'aurait pas été un cadeau. Mais les Russes, que l'on retrouvera le 23 juin prochain à Rio de Janeiro (00h00), s'annoncent être un gros morceau.

Outre son expérience des tournois internationaux (10 Coupes du Monde et des présences quasi systématiques lors des Championnats d'Europe, avec une victoire en 1960!), la Russie possède en ses rangs un groupe homogène et solide, avec de nombreux automatismes. La majorité de ses joueurs évoluent en effet dans le championnat national et se connaissent donc sur le bout des doigts. Bref, une formation athlétique et physique que les Diables devront prendre très au sérieux.

Bonne nouvelle (et bon augure?) toutefois, les Belges ont souvent réussi en Coupe du Monde face à cet adversaire, notamment en 2002 en Corée et au Japon (victoire 3-2).


L'Equipe-type

Fabio Capello, depuis son arrivée en 2012, a apporté à la sélection russe son expérience et sa rigueur à l'italienne . Certaines têtes sont tombées ou ne jouent plus - à l'image de l'illustre Arshavin, mais le coach a à sa disposition un noyau dont le principal atout est ses automatismes. Quasi tous les joueurs proviennent des trois clubs phares du pays (Zenit, CSKA et Dynamo Moscou). Et franchement, quand on regarde évoluer les Russes, ça se voit!

Par contre, le beau jeu à la brésilienne ou sud-européenne risque de nous manquer . Car s'ils sont efficaces, les Russes n'offrent pas le football le plus éblouissant du monde. Loin de là... Mais justement, la Belgique a prouvé lors de ses qualifications qu'un tel type d'adversaire pouvait très bien nous convenir. On se rappelle par exemple de nos prestations en Croatie et en Serbie, deux équipes du même acabit que la Russie (l'homogénéité en moins).

La bataille se jouera à coup sûr dans le milieu de terrain. Car avec des Denisov (Dynamo), Shirokov (Zenit) et Fayzulin (Zenit), les Russes sont armés et nos Fellaini, Witsel et Defour devront rentrer dans le lard . Devant, il faudra également bien tenir le redoutable Kerzhakov, auteur de 5 des 20 buts lors des phases qualificatives. Une chance, si c'en est une, Witsel connaît bien le buteur du Zenit et pourra briefer la défense belge!


L'homme à suivre: Roman Shirokov

Difficile de sortir une individualité du collectif russe. Le groupe est soudé mais ne dispose pas d'autant de talents que chez nos Diables (où Hazard, par exemple, est toujours capable d'un exploit). Cependant, chaque joueur tient sa place et se bat pour le partenaire. Cette combativité est sans nul doute la marque de fabrique du football en Russie.

Si l'on doit néanmois choisir un homme à marquer, ce sera Roman Shirokov . Le médian du Zenit est un récupérateur mais pas que... Il est également très doué en tant qu'infiltreur et constitue un réel danger pour les défenses adverses. En club, il évolue un cran plus haut que Witsel et aime se lancer vers l'avant! Ici aussi, les Diables auront l'avantage de disposer en leur rang d'un joueur qui connaît le jeu et les joueurs russes sur le bout des doigts!


Qualifications: le Portugal s'en souvient...

Versés dans un groupe "facile" (malgré le respect que l'on doit à Israël, l’Azerbaïdjan, l'Irlande du Nord et le Luxembourg), les Russes savaient dès le départ qu'ils allaient batailler avec le Portugal pour la première place. Au décompte final, la Russie l'emporte, avec une petite unité d'avance sur la Selecção (22 unités contre 21). Cette réussite, les joueurs de Capello la doivent à leur régularité. Malgré deux petits faux pas en cours de route (une défaite "surprenante" en Irlande du Nord et un revers contre le Portugal lors du choc retour), Kerzhakov et les siens ont carburé, enfilant 20 buts en 10 matches et n'en encaissant que 5.

Bref, un parcours relativement tranquille! Et s'ils ont été versés dans un groupe moins relevé, les Russes ont le mérite d'avoir tenu tête à Cristiano Ronaldo et Cie . Des Portugais qui, s'ils n'avaient pas battu la Suède et franchi le cap des barrages, auraient encore en travers de la gorge cette suprématie de leur adversaires européens de l'Est.


Sous-cotée par les bookmakers, il faudra se méfier de la Russie!

Classée par les sites de paris en ligne comme 14e(!) favorite du Mondial, la Russie est loin de figurer parmi les équipes qui font peur au Brésil. Parier 1€ sur une de leur victoire pourrait ainsi vous en rapporter 60... Vous l'aurez donc compris, les parieurs ne voient pas les Russes faire long feu lors de la prochaine compétition internationale.

Toutefois, si la bande à Capello s'est vu rétrogradée de la 11e à la 22e place au classement FIFA en l'espace de quelques mois (deux nuls contre l’Azerbaïdjan et la Serbie ont fait chuter l'équipe), la Russie n'a jamais vraiment déçu lors des derniers grands tournois et a les armes pour jouer les outsiders.

Mais à l'image de leur entraîneur qui a déclaré après le tirage au sort que "la Belgique était une des meilleures équipes d'Europe" , les Russes iront au Brésil sans trop de pression et tenteront d'aller le plus loin possible. Passer le premier tour est en tout cas largement à la portée des  rouge et blanc , mais on espère évidemment qu'ils ne détrôneront pas les Diables de la première place!