Décidément, rien ne va plus à Anderlecht. Les résultats de la dernière semaine avant la trêve (1 sur 6) sont dramatiques, le bilan global est largement en dessous de ce qui était prévu, le public se révolte, beaucoup de joueurs râlent, certains d'eux doivent partir, Franky Vercauteren s'est fortement fait critiquer dans les journaux, et du coup, il a décrété un boycott partiel de la presse.

Et Roger Vanden Stock, dans tout cela? Comment est-ce que le président, qui avait promis une saison plus fructueuse que la précédente et qui avait fourni un effort financier considérable pour réaliser son objectif, vit le malaise? «Il y a un petit temps, Bruges était dans le creux de la vague. Il y a deux semaines, le Standard était nulle part. Et maintenant, c'est Anderlecht qui est dans la misère. Cela prouve qu'il faut tout relativiser. Mais, évidemment, 36 points en 18 matches, ce n'est pas assez. Mais c'est tout. Tout le reste - les blessures, la motivation, la tactique - c'est de la littérature. Et j'ai tellement lu d'idioties dans la presse, que cela ne m'étonne pas qu'il refuse de vous parler.»

«Ce n'est pas la crise»

Le manager Herman Van Holsbeeck, lui, tentait de calmer le jeu: «Nous sommes toujours à 100% derrière Vercauteren. Son action envers la presse? C'est une initiative individuelle de Franky, nous n'avons rien à voir avec cela. Aujourd'hui (NdlR: lisez hier), nous avons une entrevue avec lui. Il y a plusieurs points à l'agenda, le problème avec la presse en est un. Ce n'est pas la crise à Anderlecht. Nous ne sommes qu'à deux points du Standard. Mais je ne peux nier qu'en déplacement, nous n'atteignons pas notre niveau.»

Quant à l'attaquant turc Serhat Akin, le seul joueur à avoir élevé réellement la voix ces derniers temps pour exprimer son mécontentement, il s'est expliqué auprès de son entraîneur: «J'ai accepté son explication, mais je la garde pour moi. Moi, je lui ai dit que j'avais besoin de plus de temps de jeu pour réellement exploser ici. L'entraîneur m'a compris.»

© Les Sports 2005