WAKAYAMA Cinq mois après leur piètre prestation à la Coupe d'Afrique des Nations au Mali, les Aigles de Carthage, surnom de la sélection de Tunisie, peinent encore à trouver leurs repères, à neuf jours de leur premier match au Mondial contre la Russie, le 5 juin à Kobe. Une bonne nouvelle pour nos Diables, qui en découdront avec eux le 10 juin dans ce groupe H. Ammar Souyah, un technicien tunisien de 45 ans, qui a succédé au Français Henri Michel, peut pourtant, à la différence de ce dernier, compter sur quelques bons éléments qui n'ont pas pu se rendre au Mali, en particulier les attaquants Adel Sellimi (Fribourg/All), Ziad Jaziri (Etoile du Sahel) et Ali Zitouni (ES Tunis), lequel est remis d'une grave blessure qui l'a tenu éloigné des terrains pendant six mois. Mais le mauvais sort a fait que la Tunisie est privée des services de son vétéran emblématique, le gardien de but Chokri El Ouaer, parti en retraite, et de son meneur de jeu, Skander Souyah, écarté pour dopage à moins d'un mois de la Coupe du Monde. Un stage français de préparation à Vittel, début mai, était venu raviver l'espoir chez les Tunisiens. Après une série noire de sept matches sans parvenir à inscrire le moindre but, la sélection tunisienne a trouvé de nouveau le chemin des filets, lors de deux matches amicaux contre le FC Metz (4-3) et Sedan (3-0). Nouveau coup dur: le joueur en forme de la sélection, Oussama Sellami, auteur de deux doublés lors de ces deux matches, a été victime d'une fracture du métatarse nécessitant six semaines d'inactivité au cours d'une rencontre amicale contre Oita Trinita (promu en D 1 japonaise), au lendemain de l'arrivée de la sélection tunisienne au Japon. La Tunisie a poursuivi depuis son chemin de croix en s'inclinant jeudi (3-0) contre un club de D 1 japonaise, Gamba Osaka, puis à nouveau dimanche contre le Danemark (2-1). Malgré les 60.000 dinars (46.000 euros) promis à chaque joueur en cas de qualification pour le deuxième tour, cette tâche semble insurmontable.

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