Eric Van Meir, Glen De Boeck et Yves Vanderhaeghe regarderont Grèce-Begique à la télévision mercredi. Ils ne doivent certes "pas s'en faire le moins du monde", mais le message de Robert Waseige est quand même assez clair. Aucune des nouvelles vareuses des Diables Rouges n'est définitivement attribuée, chacun pouvant à l'occasion être remis en question, et surtout être invité à se remettre personnellement en question, à faire le point pour se redonner un nouvel élan.

"La stabilité était et reste mon credo", avoue Waseige, qui n'a effectivement pas spécialement innové, mêmes si les circonstances - l'opération de Joos Valgaeren - l'ont amené à convoquer pour la première fois Olivier Doll, qui n'avait plus été appelé depuis novembre 1998. "Mais ce match est quand même par excellence, celui ou je peux me permettre l'une ou l'autre expérience. Les absents n'ont aucune raison de se tourmenter, et seront peut-être plus à l'abri chez eux, que dans l'enfer de Patras, où leur prestation pourrait être considérée comme un test périlleux dans les conditions actuelles. J'ai vraiment agi dans leur intérêt, même s'ils vont quand même devoir faire un effort. Un joueur sort généralement renforcé de l'épreuve d'un passage-à-vide, ou d'une crise. Mon rôle n'est pas de m'immiscer dans leurs affaires, mais je leur conseille de réfléchir. Cela ne peut pas faire de tort. Tout ira bien pour eux quand ils auront retrouvé la sérénité indispensable dans ce métier. La balle est maintenant dans leur camp. Le chemin de l'équipe nationale passe par l'activité quotidienne et les prestations sur la scène nationale..." - Mbo, l'exemple à suivre - Au delà de ces cas apparemment provisoires, nul ne doit désespérer, quelle que soit sa situation actuelle. Cela vaut notamment pour Sven Vermant, Branko Strupar, Peter Van Hout, Gaëtan Englebert "régulier au-dessus de la moyenne", et d'autres, sans oublier les blessés ou convalescents, Emile Mpenza, Joos Valgaeren, Bob Peeters, Marc Hendrikx...

"L'exemple à suivre, c'est Mbo Mpenza", commente Waseige, "que je rappelle très logiquement après avoir confronté les avis des scouts au mien. Il a retrouvé son meilleur niveau, même s'il lui reste maintenant à le confirmer en Grèce. Son travail a payé".

Le frère d'Emile remonte ainsi sur un bateau qu'il avait quitté à son corps défendant le 2 septembre 2000, après le premier match des éliminatoires du Mondial-2002 contre la Croatie (0-0). "Je n'aurai pas la prétention de dire que je m'y attendais, mais j'espérais", avoue-t-il. "Je suis rentré en Belgique avec la Coupe du Monde en vue, et je peux maintenant l'entrevoir. C'était donc le bon choix, même si beaucoup en avaient souri. Mouscron n'allait pas trop bien à l'époque, et j'ai réussi à l'aider. Cela me profite maintenant sur un plan personnel, et toutes les parties y trouvent donc leur compte. Il faut parfois penser à soi, et je l'ai encore dit à Emile il y a deux jours au téléphone. Il n'aurait pas eu tous ces problèmes, s'il n'avait joué autant de matches en condition précaire à Schalke. Il a maintenant bien le droit de jouer uniquement sa propre carte, pour être en pleine forme au rendez-vous du Japon..."