Ils sont quatre mais deux d'entre eux se rencontraient. Quatre clubs de D 1 - dont Westerlo, le lauréat de l'édition 2001, et le Cercle Bruges, vainqueur en 1985, - éjectés de la Coupe dès leur apparition. Cette édition 2004-2005 ne tranche pas avec ses devancières - on dénombrait cinq éliminés de D 1 en 2003-2004 et 2001-2002 et quatre également en 2002-2003 - sauf peut-être en ce qui concerne la réputation des évincés: l'an dernier, la Coupe avait perdu d'entrée le Standard, Genk, Saint-Trond et Charleroi. Mais là où elle se distingue nettement des éditions antérieures, c'est dans le nombre de rescapés wallons: grâce, notamment, à Eupen et surtout au vénérable Olympic, les équipes wallonnes n'apparaissent plus comme les parentes pauvres de l'épreuve. Elles sont encore sept, ce qui n'était encore jamais arrivé dans cette épreuve. La Louvière a, peut-être, suscité des émules. Bien sûr - c'est tout le charme d'une épreuve que les contingences économiques dénaturent régulièrement toujours davantage - plusieurs clubs de D 1 qualifiés ont frôlé la correctionnelle. Mons et Saint-Trond sont dans le cas. Mais l'exploit a été forgé par l'Olympic, ce club moribond qui refuse de rendre les armes. Grâce à lui, le Pays Noir voit la Coupe en rose: c'est la seconde fois seulement depuis 1992-93 que les deux clubs carolos se qualifient ensemble.

© La Libre Belgique 2004