«Les dieux du foot étaient, ce soir, grimés en bleu et noir!» a grincé Jacky Mathijssen, en évoquant, surtout, la décision de M. Vermeirsch d'accorder à Verheyen, en fin de première période, un but égalisateur suspect. «Quand Gert a décoché son envoi, 23.000 personnes ont hurlé au goal, confirmait Gunter Verjans. Sans être assurées que le ballon avait bien franchi la ligne. Cette terrible vox populi a influencé, même à son corps défendant, le juge de touche. Je suis convaincu que si l'action s'était produite dans l'autre camp, le but n'aurait pas été accordé.»

Pour la seconde fois d'affilée, le Club Bruges a eu besoin d'un coup de pouce de Dame Chance pour remporter, à domicile cette fois, un succès à l'arraché.

Privé d'Englebert, que remplaçait De Cock, le Club a éprouvé les pires difficultés à battre en brèche l'impeccable organisation collective trudonnaire. Au quart d'heure, Verlinden dut même se détendre pour dévier en coup de coin un bel essai de Delorge. Ce dernier composa avec Verjans un duo qui domina l'entrejeu. À la 23e, servi par une préparation de Mbonabucya relayé par Janssen, l'ex-Brugeois ajusta un maître tir qui fit mouche (0-1). Sans mieux jouer, le Club se fit plus pressant. Après que Verheyen eut égalisé, Bruges pilonna le rectangle trudonnaire tout au long de la seconde période. Belic fit de la résistance. Les visiteurs bloquèrent également les flancs brugeois. La montée au jeu de Stoica, en remplacement de Cornelis qui s'était déchiré le ligament du genou, ordonna le jeu brugeois. Saeternes et Lange vinrent ensuite insuffler du poids devant. Au début des arrêts de jeu, Van der Heyden centra pour la tête de Lange qui, enfin, trompa Belic (2-1).

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