Victorieux, hier soir, de Valladolid lors de la dernière journée, le FC Barcelone s’est adjugé le 20e titre national de son histoire. Probablement, l’un des plus beaux. Les statistiques du club blaugrana sont, en effet, impressionnantes : 38 matches, 31 victoires, 6 nuls et une seule défaite (face à l’Atletico Madrid en février). Au total, l’équipe de Pep Guardiola termine cette Liga avec 99 points. Du jamais vu dans l’histoire du championnat. "Il sera quasiment impossible de faire mieux", a d’ailleurs déclaré le coach catalan.

Ce bilan exceptionnel était indispensable. Car jusqu’à la dernière journée, le Real Madrid a fait trembler Messi et ses camarades. Avec 98 points (et 32 victoires), la formation de Manuel Pellegrini termine dans la roue de son ennemi héréditaire.

Chiffres en mains, c’est clairement lors des affrontements directs entre les deux ténors (6 points sur 6 pour le "Barça") que le titre s’est joué. "Nous aurions pu gagner au Camp Nou mais nous n’avons pas eu de réussite" regrette encore l’entraîneur chilien du Real. Une excuse qui ne conviendra sans doute pas à Florentino Perez.

Après avoir déboursé 250 millions (Ronaldo, Kaka, Benzema, Alonso ) l’été dernier, le président de la "Maison Blanche" ne s’attendait pas à faire chou blanc. Bilan : il est de plus en plus probable que Mourinho, bourreau du "Barça" en Ligue des Champions avec l’Inter, vienne mettre de l’ordre chez les Castillans dès la saison prochaine.

Sacré pour la quatrième fois en six ans, le "Barça" n’a pas ces soucis. Fidèle à son style de jeu basé sur la possession du ballon, il a pleinement mérité son couronnement. Certes, Ibrahimovic n’a pas vraiment répondu à l’attente et n’a pas fait oublier Samuel Eto’o dans le cœur des "socios" du Camp Nou.

C’est bien la seule fausse de cet orchestre symphonique où Xavi, Iniesta et, surtout, Lionel Messi ont joué les solistes. Meilleur buteur de la "Liga", l’Argentin a fait la différence à lui seul dans les moments importants.

Oui, avec de tels artistes et une mécanique si bien huilée, le "Barça" peut envisager l’avenir avec sérénité et prétendre marquer l’histoire. En 2009, il avait réussi le Grand Chelem (6 titres sur 6). Ce ne sera pas le cas en 2010, en raison notamment de l’élimination face à l’Inter. Mais le talent, lui, reste le même. On ne peut pas aimer le football et ne pas supporter une telle génération de joueurs.