La finale de la Ligue des champions, le 23 mai à Milan, entre le Bayern Munich, qui a éliminé mercredi le champion sortant, et Valence, déjà finaliste la saison dernière, sera inédite.

Déjà vainqueur à l’aller (1-0), le Bayern a confirmé mercredi au Stade Olympique de Munich en dominant logiquement le Real Madrid (2-1), malgré l’absence de son maître à jouer Stefan Effenberg, suspendu.

Les Bavarois ont inscrit leurs deux buts sur des coups de pieds arrêtés, un corner et un coup franc, profitant d’une certaine lourdeur de la charnière centrale espagnole Hierro-Karanka. Le Brésilien Giovane Elber, déjà auteur du but de la victoire à Madrid, a ouvert la marque sur un gros cafouillage devant le but de Casillas (8). Le Real avait le mérite d’égaliser dix minutes plus tard sur une longue ouverture de Roberto Carlos, une petite remise dans l’axe de Raul et une reprise de Figo.

Mais Jeremies assurait la qualification (34) en concluant victorieusement un coup franc rapidement joué. Sur les deux dernières saisons, le Bayern a ainsi remporté cinq victoires sur six matches contre le Real. Les Bavarois auront ainsi l’occasion de prendre leur revanche de 1999, où ils avaient été battus en finale par Manchester United sur deux buts inscrits dans le temps additionel. Leur dernière victoire remonte à 1976 à Glasgow contre Saint-Etienne (1-0).

Ils trouveront sur leur route une autre formation espagnole, Valence, qui n’a fait qu’une bouchée, mardi, de Leeds (3-0). Equipe de contre par excellence avec la meilleure défense de la Ligue des champions, Valence, affirme son entraîneur argentin Hector Cuper, spectateur attentif mercredi, a bien retenu les lecons de son échec en finale l’an dernier contre le Real.

DÉCLARATIONS

Ottmar Hitzfeld (entraîneur du Bayern Munich): «Nous devions jouer de l’avant, car on ne peut se qualifier pour la finale de la Ligue des champions en spéculant sur un 0-0. Chez nous, nous sommes toujours capables de marquer des buts et nous l’avons encore montré ce soir. Tous les joueurs ont fait un grand match et ont respecté les consignes, Owen Hargreaves réussissant le plus grand match de sa carrière. L’équipe s’est hissée au-dessus d’elle-même, accomplissant la performance fantastique de battre deux fois de suite une grande équipe comme le Real. Face à notre champion du monde Bixente Lizarazu, Luis Figo a été neutralisé. Nous avons eu des occasions de but claires et aurions pu gagner sur un score encore plus élevé. Un grand merci au public qui nous a beaucoup aidés dans cette grande victoire. Je me réjouis pour les supporteurs et pour l’équipe».

Franz Beckenbauer (président du Bayern Munich): «C’est très difficile de gagner la Ligue des champions. Nous avons été très près de la gagner à deux reprises, en 99 contre Manchester United en finale, en 2000 contre le Real en demi-finale. Nous avons de nouveau cette chance, mais ce sera tout aussi difficile».