Le Real Madrid, champion d’Europe en titre, est condamné à la victoire, mercredi au stade Olympique de Munich contre un Bayern qui a fait un grand pas vers la finale de la Ligue des champions en s’imposant 1-0 à l’aller au stade Bernabeu.

Dans l’autre demi-finale retour, au stade de Mestalla, tout est encore possible entre le finaliste malheureux de la saison dernière, le FC Valence, et une équipe de Leeds issue du tour préliminaire, révélation européenne de la saison.

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Le printemps ne semble pas réussir aux Madrilènes, qui paraissent s’essouffler depuis quelques semaines, même si leur mainmise sur la Liga n’est pas remise en question. En fait, même si l’organisation technico-tactique n’a pas changé, le Real pèche surtout au niveau de la finition, qui repose essentiellement sur les épaules du seul Raul.

Acheté à prix d’or au FC Barcelone, le Portugais Luis Figo, sans véritablement décevoir, n’a sans doute pas l’influence escomptée par les dirigeants «merengues». La stérilité de la division offensive madrilène lors du match aller, qui s’est pourtant créé un grand nombre d’occasions, illustre le manque de réalisme et peut-être de fraîcheur au niveau du dernier geste de la part des attaquants du Real. Même les exploits du gardien allemand Oliver Kahn n’expliquent pas tout.

Tenu en échec par le modeste Osasuna (1-1), battu par le Bayern (1-0) et corrigé à Vigo par le Celta (3-0), où Vicente del Bosque avait toutefois laissé plusieurs titulaires au repos, le Real Madrid est désormais en proie au doute au moment même où il doit relever un des défis les plus difficiles de son histoire.

A l’inverse, le Bayern monte en puissance. Les expérimentés joueurs bavarois ont su doser leurs efforts pour tenter de franchir ce cap de la demi-finale contre le même adversaire que l’an dernier. Le Bayern, avant de tourner la page d’une génération, rêve de renouer avec une victoire européenne qui lui échappe depuis 1976 en C1. Et puis, la précieuse victoire obtenue samedi en championnat à Leverkusen (1-0), sur un coup de patte du remplaçant de luxe paraguayen Roque Santa Cruz, lui permet de rester à la lutte avec Schalke 04 pour un 17e titre en Bundesliga.

Bien sûr, Stefan Effenberg, suspendu, fera cruellement défaut. Mais, au stade Olympique de Munich, le Bayern a largement les moyens de rééditer sa performance de la saison dernière (victoire 2-1) qui, cette fois, ouvrirait les portes de la finale.

Dans l’autre demi-finale, mardi, Valence a tous les atouts en main pour disputer sa deuxième finale consécutive après avoir ramené un nul (0-0) d’Elland Road face à une formation de Leeds euphorique. Mais les hommes de David O’Leary, après ce premier coup d’arrêt européen, ont subi un échec plus grave samedi en Premier League où ils ont chuté (2-1) à Arsenal, compromettant très sérieusement leurs chances de se qualifier pour la prochaine édition de la Ligue des champions.

Leeds doit ainsi puiser dans ses réserves physiques et morales pour trouver les forces nécessaires à Mestalla, où les vice-champions d’Europe sont toujours difficiles à manoeuvrer. De plus, l’entraîneur de Valence Hector Cuper a eu l’occasion de laisser au repos plusieurs cadres, tandis que l’Argentin Pablo Aimar a confirmé son retour en forme en inscrivant le but de la victoire devant la Real Sociedad (2-1).