C’est une série que les "Gunners" aimeraient voir se terminer. Il faut les comprendre. Les épisodes se ressemblent tellement, avec une fin douloureuse quasi systématique.

Lors de leurs 18 derniers duels, Chelsea n’a perdu qu’à deux reprises face à Arsenal. Mieux, les "Blues" restent sur une série de cinq victoires consécutives. Pour un peu, les hommes d’Arsène Wenger en feraient des cauchemars. "Parfois, on semble effrayé par la perte de ces gros matches", reconnaît Cesc Fabregas. "Nous n’entrons pas vraiment dans ces rencontres et nous attendons de voir ce que l’adversaire va faire."

Une erreur trop souvent fatale que les "Gunners" ont encore répétée pas plus tard qu’il y a quinze jours à Old Trafford. Un match qui ressemble trait pour trait à la défaite concédée au match aller face à Chelsea. Arsenal le romantique semble tout proche de ses rivaux qui finissent toujours par l’emporter avec une maîtrise tactique qui frôle le cynisme. "C’est bien de sentir qu’il n’y a pas tant de différences que ça entre nos équipes", reconnaît Arsène Wenger qui semble avoir trouvé l’origine du mal.

"Nous devons les battre et nous sommes conscients que nous devons ajouter quelque chose de froid, une attitude déterminée à notre jeu", estime le Français. "A Chelsea et à Manchester, l’important est d’être très costaud défensivement."

"Arsenal est capable de très bien jouer, mais concède peut-être trop d’occasions", constate Carlo Ancelotti. "Nous devons utiliser notre capacité à trouver des espaces dans leur défense."

En s’appuyant sur Didier Drogba par exemple. "Ils ont un peu peur de lui", sourit Ancelotti. Il faut dire qu’il y a de quoi. L’Ivoirien n’aime pas Arsenal, il adore ce club contre lequel il reste sur 13 buts en 13 matches. "Je ne sais pas pourquoi il marque à chaque fois", avoue, dans une certaine forme d’impuissance, son compatriote Emmanuel Eboué. "Mais nous devons nous concentrer sur lui pour qu’il n’ait pas d’occasion."