Anderlecht a terminé l'année en beauté, hier soir, au Tivoli, en s'imposant sans coup férir pour la huitième fois de suite en déplacement, maintenant une efficacité sans faille loin du Parc Astrid. Hugo Broos peut attendre de devenir grand-père, dans les prochains jours, l'esprit serein. Son bulletin de Noël lui permet d'espérer tous les cadeaux. Avec quarante-six points sur cinquante et un possibles, Anderlecht dépasse de peu les 90% de rendement... et conserve une avance considérable sur ses poursuivants: huit points sur le Standard, quinze sur Genk, seize sur Mouscron et... dix-huit sur Bruges.

Hier soir, au Tivoli, le match a duré une petite demi-heure. Le temps pour le Sporting d'inscrire deux buts. Entre les blessés, les suspendus et les malades, on savait qu'Ariel Jacobs connaissait des problèmes de sélection. Au coup de sifflet initial, il optait pour une formation plutôt offensive, avec Odemwingie et Ishiaku dans l'équipe, au détriment de Cooreman et de Rogerio. Pour impressionner son président, qui le trouve parfois trop prudent? En tout cas, cette disposition tactique a eu le mérite d'ouvrir le jeu et, par conséquent, de régaler les spectateurs neutres. Car côté bruxellois, on a profité largement des espaces qui s'offraient sans cesse devant Proto.

Hugo Broos confirmait en fait son 3-5-2 des dernières semaines, mais c'était Olivier Doll, le revenant, qui suppléait l'absence de Zewlakow, alors que De Boeck restait une fois de plus sur le banc et qu'Oleg Iachtchouk accompagnait Mornar en pointe, puisque Aruna était déjà en vacances.

Une absence de taille qui n'a pas porté préjudice aux Bruxellois. A la pause, ceux-ci menaient 0-2 et 3-10 au nombre d'occasions franches! Car pendant une bonne demi- heure, on est passé d'un but à l'autre, avec des tirs de Tilmant et surtout une tête d'Ishiaku sur le poteau, pour les Louviérois. En face, on ne retiendra que les occasions franches: Iachtchouk, Wilhelmsson, Tihinen, Zetterberg et Mornar. Ce sont les deux derniers nommés qui ont concrétisé cette domination. Le Croate a d'abord profité d'un assist magnifique de Baseggio, plein axe, pour tromper Proto, avant de délivré lui-même une passe superbe vers Zetterberg pour le 0-2.

Hugo Broos se félicite, ces dernières semaines, de l'excellente mentalité de son groupe. Il a eu la preuve hier soir que celui-ci avait encore faim de succès. Que dire, en face, des Hennuyers? Ceux-ci ont eu le mérite, répétons-le, de jouer franchement le jeu mais la comparaison entre les deux potentiels offensifs est naturellement à leur désavantage...

A la reprise, pourtant, La Louvière recevait une occasion en or de relancer le match, puisque Kompany bousculait Ishiaku dans le rectangle et M. Vermeirsch indiquait le point de penalty. Malheureusement pour les Loups, Tristan Peersman arrêtait l'envoi de Tilmant! Et sur le contre, Oleg Iachtchouk frappait d'abord sur le poteau avant de mystifier Siquet et de tromper Proto. 0-3, et ce n'était pas fini... Car les leaders n'étaient toujours pas rassasiés: après l'heure de l'heure, Baseggio, au terme d'un une-deux avec Zetterberg, faisait 0-4.

Et cet écart, soyons honnête, aurait pu être bien plus important encore, car on n'a jamais vu les Anderlechtois hériter d'autant d'occasions - sauf à Lokeren en début de saison. Mornar frappait encore la transversale, par exemple, et pour adoucir leur douleur, les Hennuyers inscrivaient le but de l'honneur, en fin de rencontre, par Murcy.

© La Libre Belgique 2003