"On a deux joueurs blessés", a dit Dossevi interrogé par téléphone. "On venait de passer la frontière (entre le Congo et l'enclave de Cabinda, où le Togo doit jouer ses matches du groupe B), on avait rempli les formalités. On était encadré par la police. Tout était clean. Il y a eu un mitraillage puissant. Tout le monde s'est jeté sous les sièges. La police a riposté." Le Togo devait débuter la CAN contre Ghana, le lundi 11 janvier à Cabinda. L'enclave de Cabinda, province angolaise pétrolifère entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Congo-Brazzaville, est déchirée par un conflit séparatiste depuis l'indépendance de l'Angola en 1975.

Interrogé par l'AFP, le Comité d'organisation de la CAN (COCAN) assurait qu'un pneu du bus avait éclaté, déclenchant un mouvement de panique.

Un chauffeur de bus est décédé

Un chauffeur de bus est décédé lors du mitraillage du convoi togolais. "Le chauffeur du bus est décédé, c'est la délégation togolaise sur place qui nous l'a dit", a expliqué le joueur. "C'est le bus de bagages qui est passé avant nous et qui a pris des balles, car ils croyaient que nous étions dedans, ils ont tiré dans le chauffeur de ce bus et je pense qu'il ne s'en est pas sorti, le pare-brise était cassé", avait auparavant déclaré le défenseur du Togo Richmond Forson (Thouars FC/FRA) sur Infosport. Concernant les blessés dans la délégation togolaise proprement, Dossevi a indiqué à l'AFP que Kodjovi Obilalé (GSI Pontivy/FRA) a été "opéré avec succès, tout comme le médecin et l'entraîneur des gardiens". "Je ne sais pas si le Cabinda (enclave où s'est déroulé l'incident) est sécurisé, a poursuivi Dossevi. S'il faut participer à l'épreuve, ce serait plus intelligent de nous délocaliser. C'est trop grave ce qui s'est passé, c'est trop tôt pour décider".