Le mercato est fini et Anthony Vanden Borre est toujours à Anderlecht. Une situation qu’Herman Van Holsbeeck puis Roger Vanden Stock ont déplorée publiquement ces derniers jours, mettant l’échec d’un transfert sur le compte de l’entourage du joueur. Les deux dirigeants ont aussi refermé une porte qu’ils avaient entrouverte pour un retour dans le noyau A. Une position que Fouad Ben Kouider, l’agent de Vanden Borre, ne comprend pas. Il a tenu à donner sa version des faits. Point par point, de manière chronologique.

1. La préparation du mercato . "Tout commence en décembre 2015 lors d’une première réunion avec Herman Van Holsbeeck. Je voulais connaître les conditions demandées par Anderlecht pour un transfert. Herman a répondu qu’il était d’accord pour un transfert gratuit. Il l’a même promis à Anthony directement. Pour être précis, on s’est mis d’accord sur un transfert gratuit mais où Anderlecht aurait un pourcentage de 20 ou 25 % sur un prochain transfert. J’ai donc pu commencer mes recherches de club."

2. Le début du mercato . "Dès la première semaine du mercato, je suis arrivé au club avec un représentant du club turc de Kasimpasa. Les dirigeants étaient très intéressés par Anthony. Mais là, le discours d’Herman a changé. Il ne voulait plus entendre parler d’un transfert gratuit et exigeait de l’argent de Kasimpasa."

3. Le mi-mercato . "J’ai tout de même réussi à convaincre Kasimpasa de mettre de l’argent dans le transfert après une semaine de négociations téléphoniques. Là, Herman a réclamé un million d’euros pour Anthony. Trop évidemment. On a donc pensé à un prêt avec option d’achat, même si ce n’est pas ce que je souhaitais pour Anthony au départ. Kasimpasa a offert 300 000 € pour obtenir la location mais Anderlecht a fait capoter ce deal car l’option d’achat était beaucoup trop haute. Les Turcs en ont eu marre et ont tout arrêté."

4. La fin du mercato . "Je suis revenu à Neerpede avec une nouvelle solution : soit on trouve un club à Anthony, soit on le remet dans le noyau A si ça échoue. J’ai proposé qu’Anthony fasse ses excuses et se réunisse avec les dirigeants et Hasi pour tout arranger. Herman a dit qu’il était d’accord et l’a même déclaré dans la presse en laissant la porte ouverte à un retour. Le dernier jour du mercato, Herman a utilisé tout son carnet d’adresse pour trouver un club mais il n’y a rien eu."

5. Et maintenant ? "Anderl echt a enlevé la carotte à Anthony en ne lui promettant que le noyau B. Pas d’Euro dans ces conditions. Pourtant, il est en pleine forme après s’être entraîné tous les jours avec un coach personnel. Les dirigeants reprochent à Anthony de ne plus venir s’entraîner mais c’est très souvent avec leur aval. La première semaine du mercato, Anthony a reçu l’autorisation d’aller visiter les installations de Kasimpasa. La deuxième semaine, il était sous certificat médical après une opération des yeux. Ensuite, le club lui a fait comprendre qu’il fermerait les yeux sur ses absences car il allait de toute manière partir. Bref, on ne comprend pas la position du Sporting. Maintenant, Anthony a encore deux ans et demi de contrat au club et la balle est dans le camp des dirigeants. Puisqu’il n’y a plus la perspective d’aller à l’Euro, Anthony va penser à l’argent. Soit, Anderlecht nous propose un transfert dans un club où il gagne plus que le million d’euros qu’il touche annuellement, soit, il reste prendre son argent ici."