Trond Sollied n'est plus l'entraîneur du Club de Bruges: le conseil d'administration du champion de Belgique a signifié hier au technicien norvégien, qu'il le démettait de ses fonctions avec effet immédiat. «Le comité de direction a pris connaissance des déclarations de Trond Sollied diffusées par la VRT le dimanche 19 juin dans son émission «De Zevende Dag». Ce même comité de direction, lors de sa réunion de mardi, a constaté que Trond Sollied exprimait clairement son intention de quitter Bruges. Conformément à la législation du droit du travail belge, cette déclaration implique que M. Sollied met un terme au contrat le liant au Club de Bruges. Ce mercredi, le comité de direction a signifié expressément à Trond Sollied qu'il ne faisait plus partie du Club de Bruges.»

En cause: la diffusion d'une cassette comportant deux versions. Dans l'une, Trond Sollied affirmait qu'il allait signer à l'Olympiakos, dans l'autre qu'il allait parapher un contrat à Stuttgart, les deux clubs qui le convoitaient. A son retour de vacances, hier au début de la journée, Trond Sollied était précisément revenu sur le sujet qui posait problème: «J'avais enregistré ces cassettes pour rendre service à un ami. Mais jamais elles n'étaient destinées à être diffusées, du moins avant que j'aie effectivement signé un contrat. Ce qui n'est pas le cas. Je n'ai même pas fixé de nouveau rendez-vous avec le président de l'Olympiakos. J'estime donc que je n'ai commis aucune faute. J'ai été trompé, dupé, abusé.»

Les avocats du Club de Bruges ne l'ont pas jugé ainsi. Sollicités par des dirigeants brugeois indignés que leur entraîneur ternisse l'image du club, ils ont guetté l'erreur fatale du Norvégien. Celui-ci a sans doute cru, erronément, qu'il pourrait obtenir son «transfert» pour l'Olympiakos un an avant l'expiration de son contrat mais sans devoir acquitter le dédit - 375000 à 400000 € - lié à une rupture unilatérale de l'engagement qui liait les deux parties.

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