Pendant quelques minutes, Saint-Trond a pu rêver à une formidable "passe de trois". Après avoir battu le Standard et Anderlecht, il a mené à la marque contre un Club Bruges qui n’a jamais paru ressentir les efforts consentis jeudi dernier à Valence. Mieux : il s’est rebiffé, dans une seconde période enflammée, pour arracher une égalisation méritée.

Dans la première demi-heure d’une rencontre retardée de trente minutes pour échapper au pic de la tempête, le Club Bruges assuma son statut de favori, face à une équipe locale que cette domination territoriale n’offusqua pas.

Cherchant plus vite la profondeur mais voulant parfois trop fignoler en zone de conclusion, il ne se créa toutefois qu’une seule véritable occasion, à la 18e minute quand, sur un centre en retrait de Perisic, Akpala croqua sa reprise.

A la 31e, Stijnen ne put bloquer un envoi d’Odoi. Sidibe marqua mais il se trouvait en position hors jeu. Le Club, alors, fut quelque peu secoué mais, à l’exception d’un avertissement pour Perisic, qui privera le Croate du prochain match, il s’en tira sans dommage. Il avait, toutefois, perdu de sa superbe.

Quatre minutes après la reprise, Sidibe ouvrit le score, dans la mêlée, en concrétisant un coup de coin de Sidibe (1-0).

Le Club se rebiffa aussitôt. A la 54e, Mignolet se détendit joliment devant Dahmane sur un essai de Geraerts, servi par Perisic. Trois minutes plus tard, Euvrard accrocha Dahmane dans le rectangle. Sonck convertit le coup de réparation (1-1).

Sur une pelouse difficile, le rythme du match s’accrût encore. Les renversements de jeu se multiplièrent. A la 70e, Cantaluppi sauva de justesse devant Sonck puis, sur une erreur d’Alcaraz, Stijnen émergea dans son face à face avec Onana après s’être imposé devant Sidibe. Le gardien brugeois allait, ensuite, écoper d’un avertissement qui l’empêchera d’affronter Roulers.

"Personne ne méritait la victoire, avouait Carl Hoefkens, touché aux ischios. Nous avons perdu trop vite le ballon en première période", regrettait Adrie Koster, qui gréait à Saint-Trond une possible qualification pour le "Top 6". Les Canaris, en tout cas, l’ont prouvé maintes fois : ils méritent d’accrocher le premier wagon.