Une scène de joie d’environ deux minutes, une Grand-Place de Bruxelles en ébullition. Marc Wilmots vient d’ouvrir la marque face au Brésil. La Belgique rit, les Diables brillent et moi, je jouis

Soudain, la rumeur parcours la foule, les "Willy, Willy" se font de moins en moins sonores. Le but est annulé. La multitude de supporters, tous incrédules, ne le sait pas encore, mais les Diables Rouges viennent de vivre, en ce 17 juin 2002 au Japon, leurs dernières heures de gloire jusqu’ici.

Voilà les premières images qui m’ont traversé l’esprit en apprenant d’abord que le leader de la campagne de Coupe du Monde asiatique était pressenti au poste de "T3" et, ensuite, lors de la confirmation.

Un deuxième symbole fort de la part de la Fédération après la nomination de Dick Advocaat. Enfin ça y est ! La Belgique du football se bouge On pourra toujours reprocher à l’Union belge de réagir plutôt que d’agir mais, même si la décision pouvait intervenir quelques années plus tôt, cette fois, nos instances footballistiques ont pris les choses en main, ont posé des gestes forts.

Même si l’envie de se dire qu’avec ces deux pointures-là, notre équipe nationale ne peut que retrouver l’esprit Diable, plutôt que de n’en porter que le nom, les récentes prestations de notre "génération dorée" pousse à la plus grande prudence. Mais depuis des mois, on le dit, le problème c’est l’envie, pas le talent.

Avec une équipe nettement moins douée, Wilmots est parvenu, au caractère, à faire vibrer tout un pays et à faire trembler "La" nation du foot. Alors, pourquoi le salut ne passerait-il pas par lui, "Willy", le dernier des Mohicans ?