En Communauté française, 50 des 730 contrôles antidopage (tous sports et produits dopants confondus) effectués entre mars et décembre 2003 se sont avérés positifs. Pas de cocaïne mais deux autres stupéfiants, amphétamine et morphine, ont été détectés à 3 reprises. Sur les 50 cas positifs, on a retrouvé 22 fois des traces de cannabis. Sur les 730 contrôles, 48 concernaient des footballeurs et 2 se sont avérés positifs.

Côté flamand, pour le foot et le foot en salle, 18 contrôles sur 391 s'étaient révélés positifs, dont un aux stimulants et un autre aux narcotiques. «C'était la première année où nous procédions à des contrôles en Communauté française. La Flandre en fait depuis 1991. Nous étions en rodage et nous avions ciblé les sports les plus touchés en Flandre ou dans les pays voisins», précise-t-on à l'administration de la Communauté française, compétente en matière de contrôles antidopage. «Cette année, nous voulons atteindre 1500 contrôles. Et le nombre de contrôles par discipline sera proportionnel au nombre d'adhérents.»

La majorité de ces 1500 contrôles - pour 2214 en Flandre en 2003- concernera le foot, la fédération qui compte le plus d'adhérents. Pour découvrir les chiffres, il faudra attendre la fin de l'année. Au nord du pays, les chiffres du premier semestre 2004 ont déjà été publiés: pour le football, 105 contrôles ont été effectués et 3 se sont révélés positifs aux stimulants!

Kaklamanos: fin de carrière?

«Ce sont des contrôles inopinés qui peuvent survenir lors de compétitions ou lors d'un entraînement. Un médecin contrôleur (NdlR: qui est aussi officier de la police judiciaire afin de lui permettre par exemple de procéder à des fouilles si nécessaire) choisit aléatoirement les sportifs qui devront subir la prise d'urine. Pour M. Alexandros Kaklamanos, nous sommes l'initiateur du contrôle. En général, nous transmettons le dossier à la fédération sportive concernée, que le contrôle soit positif ou non. S'il est positif, nous vérifions aussi que la fédération applique bien la sanction prévue dans son règlement (NdlR: si le contrôle a été effectué sur le territoire de la région flamande, c'est la Communauté flamande qui est habilitée à sanctionner tandis qu'il n'y a pas de contrôle des pouvoirs publics à Bruxelles puisque la CoCom, compétente en matière de sport pour la Région de Bruxelles-Capitale, n'a pas encore légiféré!). Le dossier de M.Kaklamanos est toujours entre nos mains car nous attendons de voir s'il introduit une demande de contre-expertise.»

Le joueur grec du Standard a dix jours calendriers. S'il fait valoir ce droit et que la contre-expertise est négative, le dossier sera clos et le joueur, innocenté. Si l'analyse confirme la trace de cocaïne, le dossier sera transmis à l'Union Belge. La sanction peut aller jusqu'à deux ans de suspension au niveau international. Cela ressemblerait alors bien à une fin de carrière pour l'attaquant de 30 ans.

© Les Sports 2004