Que se passe-t-il avec Anthony Vanden Borre ? Visiblement, il n'est pas près de voir le bout du tunnel ! Suite à sa titularisation de samedi, sa première depuis plus de deux mois, il était prévu que l'Anderlechtois rencontre la presse hier midi. Mais, une fois de plus, il n'était pas là. Samedi, il avait filé à l'anglaise pour éviter de rencontrer les journalistes.

La différence, cette fois, c'est que c'est Franky Vercauteren lui-même qui a refusé de laisser le joueur s'exprimer ! "Anthony n'est pas prêt", a-t-on pu entendre dans les coulisses du stade Constant Vanden Stock. L'entraîneur anderlechtois a sans doute peur que Vdb dérape, comme il l'avait déjà fait dans le passé. Mais l'obliger à se taire, c'est reconnaître implicitement qu'il y a bien un malaise...

Marge de progression ?

Actuellement, le Diable Rouge a plusieurs épines dans le pied. La première, la plus importante, c'est le niveau médiocre de ses prestations : à Anderlecht comme en équipe nationale, il n'est plus du tout convaincant. Approximatif, nonchalant, Vdb plafonne et beaucoup se demandent s'il a encore réellement une marge de progression. Le Bruxellois est en pleine crise de confiance et ne parvient pas à s'extirper de ce cercle vicieux : quand il reçoit sa chance, il ne la saisit pas. L'arrivée de Wasilewski et les bonnes dispositions récemment affichées par Boussoufa et Hassan n'arrangent pas ses affaires.

Autre problème : son sort de réserviste a fait naître de très nombreuses rumeurs de départ, dont les plus insistantes l'enverraient à la Juventus ou au Betis Séville en fin de saison. Essentiellement lancés par ses agents, ces bruits peuvent-ils vraiment être pris au sérieux ? On en doute fort...

Officiellement, Anderlecht demande au moins cinq millions d'euros pour laisser partir Vanden Borre. Mais personne n'est dupe : il est clair qu'une offre à trois millions, voire un peu moins, pourrait difficilement se refuser pour un joueur réserviste qui apporte en ce moment plus de problèmes que de solutions...