Le match de ce soir contre l'AEK fait penser à la rencontre face aux Grecs du Panathinaïkos en 2003. Ce 27 février-là, Anderlecht se trouvait également au bord de la crise, et il fallait un petit miracle pour qu'il se qualifie pour le tour suivant de la Coupe de l'UEFA. Le match aller s'était en effet soldé sur un 3-0, avec un but d'un certain Liberopoulos !

Aujourd'hui, la différence est qu'Anderlecht ne doit pas rattraper trois buts mais il n'a plus son sort entre les mains. On l'a dit et répété : il faut une victoire du Milan AC face à Lille pour que le Sporting obtienne un ticket pour la Coupe de l'UEFA. Et puisque les Italiens ont plusieurs blessés (dont Gattuso, Nesta et Dida), les Mauves peuvent craindre le pire.

"Si on termine 4e, cette campagne aura été un échec, déclare Franky Vercauteren. On visait la 2e ou la 3e place, pas la 4e. C'est clair que la déception serait grande, après un tirage que tout le monde pensait facile. Il y en a aussi beaucoup qui ont sous-estimé nos adversaires. C'est la même chose pour les autres clubs belges. Le Dinamo Bucarest (1-1 à Bruges) et l'Espanyol Barcelone (6-2 contre Zulte-Waregem), ce ne sont pas des petits. Tout le monde ne voit pas la réalité en face."

L'entraîneur anderlechtois avait un message pour les journalistes présents. "Au début de la saison, tout le monde était plein d'éloges. Aujourd'hui, tout est mauvais. Il y en a qui veulent qu'on se qualifie. D'autres souhaitent qu'on se casse la figure..."

Franky Vercauteren a aussi lu les paroles de son capitaine, Bart Goor, qui affirmait que ce serait la crise au Parc Astrid si Anderlecht ne gagnait pas contre l'AEK. "C'est quoi la crise ? répliquait-il, vexé. Quand on perd une fois, c'est déjà la crise ici. Et même quand on gagne par 3-2 contre Roulers, c'est la crise. Cela ne me touche pas. On doit tout faire pour gagner. Sinon, on ne doit même pas jouer. Si on est éliminé, c'est parce qu'on n'a obtenu qu'un point à domicile. En déplacement, notre parcours n'était pas extraordinaire mais normal."

En l'absence de Jelle Van Damme, suspendu, quelle défense Franky Vercauteren alignera-t-il ? Vu l'inconstance d'Anthony Vanden Borre au poste d'arrière droit, la possibilité existe de voir Nicolas Pareja occuper ce poste. Le défenseur argentin avait déjà évolué à cette position contre Lille et Roulers. "En Argentine, je n'avais jamais joué à cette place ! C'est évident que je préfère être dans l'axe mais dépanner sur le flanc ne me dérange pas. Je dois avouer que cette position est plus exigeante car elle demande davantage sur le plan offensif."

Pareja est ambitieux : déçu au tirage de ne pas tomber dans le groupe du Barça et de Chelsea, il râle aujourd'hui de ne pas atteindre le tour suivant. "La Ligue des champions a été conforme à mes attentes : techniquement et physiquement, les joueurs sont tous très forts. Nous aurions pu revendiquer plus : à Lille comme à Athènes, nous devions gagner. A l'aller, l'AEK avait marqué un but vraiment stupide et chanceux... Je croyais beaucoup dans notre qualification mais il ne faut pas vivre dans le passé : nous avons encore un beau coup à jouer en Coupe de l'UEFA."

A condition de passer...

et